Posted 2012/8/16
Oman: MISE À JOUR – Peines de prison prononcées contre des défenseur-ses des droits humains dans le cadre d'une vague de répression contre la société civile
OmanLe 8 août 2012, Le Tribunal de Grande Instance de Mascate a prononcé des peines d'un an de prison et des amendes de 200 rials (environ 421€) contre un groupe de défenseur-ses des droits humains, pour "rassemblement illégal" présumé et "obstruction de la voie publique".
M. Osama Al Tuwaiya, neveu de l'éminent défenseur des droits humains Salem Al Tuwaiya, a aussi été condamné à la même peine pour diffamation présumée et infraction à la loi sur le cyber-crime. Le tribunal a établi le montant de la caution en attendant l'appel à 1000 rials (environ 2114€) par personne, et l'appel aura lieu le 17 octobre 2012.
Les défenseur-ses condamné-es sont: M. Sa'id Al Hashimi, Mme Basma Al Khayoumi, Mme Basma Al Rajhi et M. Nassir Saleh, tou-tes libéré-es sous caution le 11 août, et M. Mukhtar Al Hana'i, toujours incarcéré. Osama Al Tuwaiya a aussi été libéré sous caution le 11 août. L'affaire ouverte contre lui serait basée sur des aveux forcés.
Les défenseurs M. Hamoud Al Rashidi et M. Hamad Al Kharousi, eux aussi arrêtés après avoir manifesté contre la détention de défenseur-ses des droits humains en juin 2012, ont été condamné respectivement à des peines de six mois et un de prison, et ont tous deux été libérés sous caution le 9 juillet 2012. M. Nabhan Al Hinshi, M. Hasan Al Ruqayshi et M. Ismail Al Muqbali, arrêtés lors de la même vague d'arrestation sont toujours détenus. M. Fahd Al Kharousi a été libéré sans charge le 16 juin.
Le procès et les condamnations ont eu lieu après une vague d'arrestations de personnes qui ont participé à des manifestations pacifiques appelant à la libération de défenseur-ses des droits humains emprisonné-es. Pour plus d'informations, lire l'appel urgent de Front Line Defenders du 16 juin 2012 Vague d'arrestations et de détentions arbitraires de défenseur-ses des droits humains.
Front Line Defenders condamne les peines prononcées contre les défenseur-ses des droits humains susmentionné-es, et pense qu'elles ont un lien direct avec leurs activités légitimes et pacifiques en faveur des droits humains. Front Line Defenders exhorte les autorités omanies à annuler les verdicts prononcés contre les défenseur-ses des droits humains, à abandonner toutes les charges qui pèsent contre eux et à libérer immédiatement et sans condition tous-tes ceux et celles qui sont toujours incarcérés.






