Posted 2012/8/8
Russie: MISE À JOUR – Le défenseur des droits humains M. Maxim Efimov est constamment harcelé par les organismes d'investigation
M. Maxim EfimovLe 1er août 2012, la cour de Petrozavodsk a informé M. Maxim Efimov que l'appel du Comité d'investigation de Carélie était rejeté. Le Comité avait fait appel contre son placement dans une institution psychiatrique dans le cadre d'une affaire pénale ouverte contre lui.
Le Comité d'investigation de Carélie avait déposé un appel similaire en juillet, mais avait retiré l'appel le 17 juillet. Le 29 juin 2012, la Cour Suprême de Carélie a décrété que la décision de la cour de Petrozavodsk, de faire passer une évaluation psychiatrique à Maxim Efimov, était infondée. Le terme de l'enquête ouverte contre le défenseur des droits humains a été prolongé jusqu'au 13 août 2012.
Maxim Efimov est directeur de la section régionale de Carélie du groupe interrégional de la jeunesse pour les droits humains (Youth Human Rights Group -YHRG). Il est aussi blogueur et rédacteur en chef du journal Chas nol (Heure zéro). La branche de Carélie du YHRG organise des programmes de protection des droits humains et de soutien des initiatives civiques, notamment des projets orientés vers la jeunesse. Maxim Efimov fait l'objet d'une enquête criminelle à cause d'un article qu'il a écrit au sujet de l'Église Orthodoxe Russe, dans lequel il condamne le soutien de l'État à l'Église et suggère que les fonds du gouvernements seraient plus efficaces s'ils étaient investis dans les services sociaux, et notamment dans des jardins d'enfants.
L'avocate de Maxim Efimov a été informé seulement une demie heure avant le début l'audience le 1er août 2012. Elle n'a donc pas pu y assister et a porté plainte contre ce vice de procédure. Peu avant, le 31 juillet 2012, des enquêteurs ont informé l'avocate qu'ils demanderaient un mandat d'arrêt international contre Maxim Efimov car il a quitté la juridiction par crainte d'être admis pour une période indéfinie dans une institution psychiatrique. À ce jour, nous ne savons pas si le mandat a pris effet.
Front Line Defenders réitère ses préoccupations concernant le risque de poursuites pénales contre Maxim Efimov, et appelle les autorités à abandonner immédiatement et sans conditions toutes les charges qui pèsent contre le défenseur. Front Line Defenders pense que ces accusations et l'affaire pénale ouverte contre Maxim Efimov sont uniquement motivées par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains en Fédération de Russie.
Pour plus d'informations sur cette affaire, lire les appels et la mise à jour de Front Line Defenders: appel d'avril 2012, la mise à jour de mai 2012 et l' appel de mai 2012.
Pour plus d'informations sur la situation des défenseur-ses des droits humains en Russie, cliquez ICI.






