Inde: arrestation arbitraire et mauvais traitement du défenseur des droits humains M. Devi Singh Rawat
L'avocat défenseur des droits humains M. Devi Singh Rawat a été arbitrairement arrêté le 31 janvier 2010 et victime de mauvais traitements lors de sa détention. Devi Singh Rawat travaille activement sur des affaires de torture en Inde. Il était engagé dans le National Project on Prevention of Torture (NPPT) en Inde, entre 2006 et 2008. En janvier 2010, à la demande de l'expert en matière de législation au sein du NPPT, Devi Singh Rawat a déposé une plainte officielle contre des responsables du poste de police d'Adarsh Nagar, dans le district Ajmer au Rajasthan, qui auraient torturé deux personnes. Le 30 janvier 2010, les responsables de la police ont tenté de le persuader de retirer sa plainte, mais Devi Singh Rawat a refusé.
Informations complémentaires
Le 31 janvier 2010, Devi Singh Rawat a été arrêté pour sa participation présumée dans un incident qui se serait produit à 11h00 le jour même. Une bagarre aurait éclaté entre plusieurs membres du public et la police lors des élections Panchayati Raj Institution (PRI) dans le village de Palra. Plusieurs villageois ont été arrêtés. Bien que Devi Singh Rawat n'était pas présent au moment de l'incident, il a été accusé d'avoir « volontairement causé l'altercation afin de dissuader un fonctionnaire en service » et « d'agression afin de dissuader un fonctionnaire de ne pas faire son devoir ». Une plainte (First Information Report 19/2010 - FIR) a été déposée au poste de police d'Adarsh. S'il est reconnu coupable, il risque juqu'à trois ans de prison et une amende. Devi Singh Rawat a été libéré sous caution le 2 février 2010.
Lors de sa détention, Devi Singh Rawat a été contraint d'ôter ses vêtements et a été photographié. Plus tard, les clichés ont été distribués à la presse et publiés.
Front Line pense que l'arrestation et le mauvais traitement de Devi Singh Rawat ont un lien direct avec son travail en faveur des droits humains, et notamment l'affaire dans laquelle la police est accusée de torture.