Posted 2012/7/12
Oman: MISE À JOUR- Condamnation des défenseurs des droits humains messieurs Hamoud Al Rashidi et Hamad Al Kharousi
L'un des DDH arbitrairement arrêtésLe 9 juillet 2012, le tribunal de première instance de Mascate a condamné M. Hamoud Al Rashidi et M. Hamad Al Kharousi à respectivement six mois et un an de prison.
M. Hamoud Al Rashidi, écrivain, a été inculpé pour avoir insulté la personne du dirigeant d'Oman, le Sultan Qaboos, et condamné à six mois de prison et à une amende de 200 rials omanis en vertu du Code pénal omani.
M. Hamad Al Kharousi, poète, a aussi été inculpé pour avoir insulté le Sultan Qaboos, et pour avoir publié des documents insultants et diffamatoires sur un réseau social. Il a été condamné à un an de prison et à une amende de 200 rials omanis en vertu du Code pénal omani et de la loi sur les crimes liés à la technologie de l'information. Les deux défenseurs ont été libérés sous caution en attendant le procès en appel.
Hamoud Al Rashidi et Hamad Al Kharousi faisaient partie des défenseurs des droits humains arrêtés le 8 juin 2012. Hamoud Al Rashidi aurait été arrêté pour avoir porté une pancarte critique vis-à-vis des autorités et Hamad Al Kharousi a été arrêté pour avoir écrit un poème qui critiquait le Sultan Qaboos. Ils ont ensuite été détenus par la branche spéciale de la police omanie à Mascate, avant d'être libérés sous caution.
Les défenseur-ses des droits humains omani-es sont actuellement confrontés à une campagne d'intimidation et de harcèlement: acharnement judiciaire; campagnes de diffamation; piratage de leur ordinateurs personnels, boites e-mails, blogs et réseaux sociaux; accusations de crimes y compris "conflits et désordres" et "attaque contre le symbole souverain du pays". Les autorités omanies auraient demandé au public de les informer des activités des groupes de défense des droits humains et de leur fournir des preuves afin de poursuivre les défenseur-ses.
Front Line Defenders condamne la condamnation des deux défenseurs des droits humains et les attaques perpétrées par les autorités contre le droit à la libre expression et contre la liberté de réunion. Front Line Defenders pense que la condamnation des deux défenseurs est motivée par leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains, et en particulier à leurs appels pour le respect de la liberté d'expression et de réunion, selon les standards internationaux auxquels Oman est tenu. Front Line Defenders appelle les autorités omanies à infirmer immédiatement le verdict prononcé contre les deux défenseurs susmentionnés et à garantir qu'ils puissent mener à bien leur travail sans craindre ni restrictions ni représailles.
Pour plus d'informations sur cette affaire, lire l'appel du 15 juin 2012.
Pour plus d'informations sur la situation des défenseur-ses des droits humains à Oman, cliquez ICI.






