Sahara Occidental: arrestation de sept défenseurs des droits humains à Casablanca

Publié le 2009/10/09

Le 8 octobre 2009, sept défenseurs des droits humains originaires du Sahara Occidental ont été arrêtés à l'aéroport Mohamed V de Casablanca au Maroc, apparemment par des agents de sécurité marocains.

Informations complémentaires

Les personnes arrêtées sont: Ali Salem Tamek, vice-président du Collectif Sahraoui des Défenseurs des Droits Humains (CODESA); Brahim Dahane, président de l'Association Sahraouie des Victimes de Graves Violations des Droits Humains (ASVDH); Ahmad Anasiri, Secrétaire Général du Comité Sahraoui pour la Défense des Droits Humains à Smara; Yahdih Ettarrouzi; Saleh Lebayhi, président du Forum pour la Protection des Enfants Sahraouis; Dagja Lachgar et Rachid Sghayar. Les sept défenseurs des droits humains travaillent pour plusieurs organisations au Sahara Occidental, dont CODESA, ASVDH, l'Association Marocaine pour les droits humains (AMDH), le Forum pour la Protection des Enfants Sahraouis, le Comité d'Action Contre la Torture à Dakhla/Sahara Occidental, et le Comité Sahraoui pour la Défense des Droits Humains à Smara. Ils revenaient de l'aéroport de Alhawari Boumedyan en Algérie. Le lieu où ils se trouvent est inconnu.

Le 8 octobre 2009, vers 14h00, les défenseurs des droits humains mentionnés ci-dessus, en provenance d'Algérie sur le vol AT561, ont été arrêtés immédiatement après l'atterrissage de leur avion à l'aéroport Mohamed V. Des agents de la sécurité marocaine les auraient fait sortir de l'avion par la porte principale et les auraient emmenés en voiture vers un lieu inconnu. Un autre groupe de défenseurs des droits humains a rapporté qu'il y avait une forte présence policière à l'aéroport, lorsqu'ils ont attendu leurs collègues, sans succès. Il semblerait que l'arrestation des sept défenseurs des droits humains ait un lien avec leur visite d'un camp de réfugiés sahraouis situé dans le sud-ouest de l'Algérie, lors de leur séjour à l'étranger.

Front Line pense que l'arrestation des sept défenseurs des droits humains a un lien direct avec leur travail en faveur des droits humains, et en particulier au Sahara Occidental sous administration marocaine. Front Line est très inquiète pour leur intégrité physique et psychologique.

Front Line demande instamment aux autorités marocaines de:

1. Libérer immédiatement et sans condition Ali Salem Tamek, Brahim Dahane, Ahmad Anasiri, Saleh Lebayhi, Dagja Lachgar, Rachid Sghayar and Yahdih Ettarrouzi, car Front Line pense qu’ils ont été arrêtés et placés en détention uniquement à cause de ses actions légitimes et pacifiques pour la défense des droits humains;

2. Prendre les mesures nécessaires afin de garantir leur intégrité physique et psychologique;

3. Assurer qu’en toutes circonstances, tous les défenseurs des droits humains et organisations au Maroc et au Sahara Occidental puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.