Sahara Occidental: grave passage à tabac du défenseur des droits humains Mohammed al-Tahleel par les forces de sécurité

Publié le 2009/09/02

Le défenseur des droits humains M. Mohammed al-Tahleel a été enlevé quelques heures et sévèrement passé à tabac par les forces de sécurité marocaines à Laayoune, le 21 août 2009. Mohammed al-Tahleel est responsable de la branche de Bu-Jdur de l’Association Sahraouie des Victimes des Violations Graves des Droits de l’Homme.

Informations complémentaires

Il semble que Mohammed al-Tahleel ait été pris pour cible pour avoir accueilli l’éminent défenseur des droits humains sahraoui, M. Sultana Khayya, qui est rentré au Sahara Occidental le 18 août 2009.

Le 21 août 2009, à 20h00, Mohammed al-Tahleel était dans un cybercafé dans le district de Fath à Laayoune, lorsque un groupe de six hommes en civil est entré et l’a embarqué dans une voiture. Les hommes ont menotté Mohammed al-Tahleel; ils lui ont mis un bandeau sur les yeux et l’ont gravement passé à tabac; ils l’ont aussi frappé aux pieds avec un bâton jusqu’à ce qu’il s’évanouisse.

Des agents d’entretien de la municipalité l’ont trouvé vers minuit dans un cimetière éloigné de la ville. Mohammed al-Tahleel a des douleurs intenses et souffre de contusions à la tête et sur le corps. Cependant, il a réussi à identifier l’un des hommes; il s’agit d’Abdulhadi Al-Alawi. Le 24 août 2009, Mohammed al-Tahleel a porté plainte à propos de cette agression devant les représentants du Roi à la Cour d’Appel de Laayoune.

Front Line craint que ce bref enlèvement, ce passage à tabac et l’abandon de Mohammed al-Tahleel dans un lieu isolé, ne fassent partie d’une campagne de répression contre les défenseurs des droits humains au Sahara Occidental. Front Line pense que l’enlèvement et l’agression de Mohammed al-Tahleel ont un lien avec ses activités pacifiques en faveur des droits humains, en particulier le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.