Posted 2012/2/1

Nigeria: MISE À JOUR – le défenseur des droits humains Osmond Ugwu libéré sous caution

Le 26 janvier 2012, le défenseur des droits humains et des droits des travailleurs Osmond Ugwu a été libéré sous caution par la juge Pearl Enejere du tribunal de grande instance d'Enugu. Il a été libéré mais devra comparaître devant le tribunal le 3 février 2012.

Osmond Ugwu est président de la branche de Civil Liberties Organisation –CLO (Organisation pour les libertés civiles) dans l’état d’Enugu, et président d’Enugu Workers' Forum –EWF (Forum des Travailleurs d’Enugu). C’est un éminent défenseur des droits des travailleurs, notamment en ce qui concerne le conflit industriel à propos de la non application du Décret sur le Salaire Minimum dans l’état d’Enugu.

Le 24 octobre 2011, le défenseur a été interpellé dans le cadre d'une arrestation violente, par un groupe lourdement armé de soldats, policiers, membres des Services de Sécurité de l’Etat (SSS) qui ont interrompu une séance de prière organisée dans le cadre du conflit actuel avec l’administration de l’état concernant la non application du Décret sur le Salaire Minimum. Lors de l'arrestation, le défenseur et d'autres personnes qui tentaient de le protéger ont été grièvement blessés.

Par la suite, il a été accusé de complot visant à commettre un crime et une tentative de meurtre. Ces charges portées contre lui sont liées à un incident qui se serait produit lors de son arrestation mais les raisons de l'arrestation elle-même ne sont pas claires.

Bien que Front Line Defenders salue la libération sous caution d'Osmond Ugwu, nous pensons que son arrestation, sa détention et les charges qui pèsent contre lui sont uniquement liées à son travail en faveur des droits humains, et particulièrement à son travail pour défendre les droits des travailleurs. Front Line Defenders réitère son appel aux autorités nigérianes, afin qu'elles abandonnent immédiatement toutes les charges qui pèsent contre Osmond Ugwu et qu'elles garantissent qu'en toutes circonstances, tous les défenseur-ses des droits humains au Nigeria puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.

Pour plus d'informations, lire l'appel original de Front Line Defenders