Mauritanie
VUE D'ENSEMBLE
La Mauritanie a subi deux coups d'Etat, dont le dernier en 2008. Un an plus tard, en 2009, des élections ont été organisées et le résultat a maintenu au pouvoir le leader de la junte militaire à une étroite majorité. La constitution de 2006, approuvée par référendum, réduit le mandat présidentiel à 5 ans et à un maximum de deux mandats. Elle protège aussi la liberté d'expression, d'association et de réunion, ainsi que la liberté d'opinion et de penser. En dépit d'un cadre constitutionnel et d'élections démocratiques, les défenseur-ses des droits humains dans le pays sont victimes de harcèlement et d'intimidation, notamment ceux qui luttent contre l'esclavage.
En 2007, une loi criminalisant l'esclavage a été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée Nationale de Mauritanie. En 2011, pour la première fois, la loi a été appliquée par un tribunal de Nouakchott, qui a reconnu trois personnes coupables de crime d'esclavage. Cependant, les militants anti-esclavage en Mauritanie sont victimes d'actes répétés de harcèlement et d'intimidation perpétrés par les autorités. En 2011, plusieurs défenseur-ses des droits humains ont été arrêté-es et certain-es ont été condamné-es à des peines de prison, y compris des membres de l' Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie) et SOS Esclaves.
Au cours des dernières années, la liberté de la presse s'est améliorée dans le pays. Les restrictions bureaucratiques et la censure imposée aux journaux ont cessé, et Radio France International a de nouveau été autorisée à diffuser. Néanmoins, en 2009, l'affaire du rédacteur d'un site web, emprisonné pour huit mois pour avoir "enfreint la décence publique", a soulevé des inquiétudes. L'arrestation a eu lieu après que le site web a publié un article lié à la santé d'un candidat à la présidence.
La liberté de réunion a été limitée plusieurs fois. La police aurait dispersé des manifestations pacifiques et des sit-in. Plusieurs défenseur-ses des droits humains ont aussi été passé-es à tabac. Par ailleurs, de plus en plus de manifestations et grèves syndicales ont reçu une réponse violente des autorités, et plusieurs manifestants ont été arrêtés.
NOUVELLES
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27 janvier 2012
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24 novembre 2011












