Posted 2011/12/11
Ouzbékistan: Les défenseurs des droits humains Messieurs Nurali Kulabov et Abdumurod Norboev arrêtés, et plusieurs autres défenseurs placés sous surveillance policière et intimidés
Logo de la Human Rights Society of UzbekistanLes 6, 7 et 8 décembre 2011, plusieurs membres de la Human Rights Society of Uzbekistan (HRSU) et défenseur-ses des droits humains ont été victimes de mesures répressives mises en place par les forces de sécurité.
Les défenseurs Nurali Kulabov et Abdumurod Norboev ont été arrêtés le 7 décembre et sont toujours placés en détention préventive à ChirakChinsk. Par ailleurs, d'autres défenseur-ses, dans différentes parties du pays, ont été placé-es sous surveillance par la police.
Ces mesures coincident avec la Journée Nationale de la Constitution, célébrée le 8 décembre. La HRSU critique depuis lontemps les violations des droits humains perpétrées par le gouvernement ouzbèk. Les membres de l'organisation sont régulièrement harcelés et victimes d'arrestations arbitraires et de mauvais traitements.
Le 7 décembre vers 19h00, les défenseurs des droits humains Nurali Kulabov, membre de la HRSU, et Abdumurod Norboev, membre de l'organisation de défense des droits humains Ezgulik, ont été arrêtés dans le district de ChirakChinsk, dans la région de Kashkadar. Au départ, les familles n'ont pas été informées de l'endroit où les deux défenseurs se trouvaient. Elles ont ensuite appris qu'ils sont placés en détention préventive au poste de police du district de Chirakchinsk. Les défenseurs n'ont pas été autorisés à voir leurs proches. Il semble que Nurali Kulabov et Abdumurod Norboev aient été arrêtés après avoir été invités, avec trois autres défenseurs, à débattre sur la question du service de gaz et d'électricité dans la région avec l'administration locale.
Depuis le 6 décembre 2011, plusieurs défenseurs des droits humains, dont de nombreux membres de la HRSU, auraient reçu l'ordre de ne pas quitter leurs domiciles. Selon certaines sources, M. Ikrom Tursunov, Premier Directeur Adjoint du Département des Affaires Internes de Dzhizak, et des responsables du Département de Lutte contre le Terrorisme sont à l'origine de cet ordre.
Le 7 décembre vers 03h00, M. Ergash Soliev, chef de l'administration du district de Pakhtakor aurait téléphoné à M. Komil Kayumov, enquêteur de la police locale, et lui aurait demandé de garder un oeil sur Mme Saida Kurbanova et de l'empêcher de se rendre à Tachkent. Saida Kurbanova, responsable de la HRSU dans le district de Pakhtakor, dans la région de Dzhizak, et M. Bahtier Hamraev, président de la branche de la HRSU pour la région de Dzhizak, ont rapporté que leurs domiciles étaient encerclés et sous surveillance permanente de la police les 6, 7 et 8 décembre.
Le 7 décembre, l'enquêteur du district s'est rendu cinq fois chez Saida Kurbanova. Le même jour, alors que Kurbanova a réussi à se rendre à Tachkent, un autre officier du Département de la Lutte contre le Terrorisme s'est rendu chez elle et a demandé en criant à son fils où était sa mère et si elle était « morte ou vive ».
Le 7 décembre, à Karshi, Mme Gulishan Karaeva, présidente de la HRSU pour la région de Kashkadarinsk, et le défenseur des droits humains M. Nadyr Ahatov ont tous les deux rapporté que leurs maisons étaient encerclées et surveillées toute la journée. Les deux défenseur-ses ont confirmé que cétait toujours le cas le 8 décembre.
Nasir Zakirov, membre de la branche de la HRSU dans la région de Namagansk, a rapporté que les domiciles de tous les membres de la HRSU dans la zone, ont aussi été encerclés et placés sous surveillance. La situation est identique à Andizhan et Bukhara.
Front Line pense que la détention de Nurali Kulabov et Abdumurod Norboev, ainsi que les restrictions de la liberté de circulation et les autres formes de harcèlement contre d'autres défenseur-ses à travers le pays, ont un lien direct avec leur travail légitime en faveur des droits humains. Front Line est préoccupée pour l'intégrité physique et psychologique et pour la sécurité de Nurali Kulabov et Abdumurod Norboev, étant donné qu'ils n'ont pas pu voir leurs familles.
Action Update Needed. Before taking further action on this case please contact info@frontlinedefenders.org for further information












