Posted 2011/12/8
Fidji: Stop aux violations des droits – le leader du coup d'état poursuit ses attaques contre la liberté d'expression et les critiques
Commodore Josaia Voreqe Bainimarama, lors de son discours devant le Secrétariat Général des Nations Unies à New York le 23 septembre 2011Le gouvernement doit cesser ses attaques contre les critiques et lever la censure, a déclaré Front Line Defenders le 3 décembre 2011 dans une lettre ouverte conjointe avec la Confédération Syndicale Internationale -ITUC, la Fédération Internationale des Journalistes et Human Rights Watch.
La lettre a été envoyée à la veille du 5ème anniversaire du coup d'état de 2006, par Commodore Josaia Voreqe Bainimarama, qui depuis est au poste de Premier Ministre.
Depuis cinq ans, le gouvernement militaire restreint de façon agressive les droits des habitants de l’île à la liberté d'expression, de la presse, de rassemblement pacifique et d'association ont déclaré les organisations. L'armée et la police arrêtent et détiennent arbitrairement des défenseur-ses des droits humains, des journalistes et des leaders syndicaux et religieux.
« Cet anniversaire est un triste rappel des abus auxquels les fidjiens sont exposés depuis que ce gouvernement est en place » a déclaré Brad Adams, directeur de la zone Asie de Human Rights Watch. « Le gouvernement doit arrêter de faire de fausses promesses et doit respecter les droits humains fondamentaux».
Lors du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies en juin 2010, l'Ambassadeur des Fidji, Peceli Vocea a annoncé que le gouvernement améliorerait la situation des droits humains. 18 mois plus tard, le gouvernement restreint toujours les libertés fondamentales. Au lieu de soutenir le rôle important que la société civile, les défenseur-ses des droits humains et les syndicats jouent dans la bonne gouvernance, le gouvernement des Fidji réprime systématiquement ces groupes.
Les quatre organisations appellent le gouvernement à mettre fin à la répression actuelle contre la société civile et à cesser de renouveller les Réglementations de 2009 sur l'urgence publique. Ces règles limitent la liberté d'expression, de rassemblement et d'association, et accorde à l'armée les pouvoirs abusifs d'arrêter et de placer en détention. Malgré ses promesses de lever ces règles, le gouvernement continue à les renouveler et à les utiliser comme prétexte pour persécuter et détenir les personnes perçues comme des critiques du gouvernement.
Le gouvernement cherche aussi a démenteler de façon agressive le mouvement syndical. Par exemple, le décret sur les industries essentielles, publié en juillet, est le dernier d'une série de lois régressives qui entravent les droits des syndicats. Il annule tous les accords de négociations existants et supprime le droit de grève dans toutes les industries que le gouvernement juge « essentielles ».
"Cette année, le régime militaire s'est lancé dans une offensive totale contre le syndicalisme aux Fidji, en utilisant la force, les détentions, les menaces et des décrets étranges ", a déclaré Sharan Burrow , secrétaire générale de l'ITUC. « Ces mesures limitent la capacité des syndicats à défendre les droits fondamentaux des travailleurs, et pire, elles sèment un climat de peur et d'impunité ».
Les organisations appellent aussi le gouvernement à mettre fin à la censure des médias. Le gouvernement exerce toujours un contrôle sur ce qui est publié dans les médias, poste des censeurs dans les salles de presse et puni les journalistes pour les articles jugés anti-gouvernement. Le Décret sur le développement de l'industrie des médias (Décret sur les Médias), qui a pris effet en juin 2010, interdit les publications qui sont "contre l'intérêt ou l'ordre publics", et restreint la propriété des médias par des étrangers.
Les organisations de défense des droits humains, des syndicats, de la justice et de l'information qui ont signé cette lettre, demande instamment au gouvernement des Fidji de s'engager publiquement à mettre en place les mesures nécessaires afin de protéger les droits humains aux Fidji.
Pour plus d'informations, contactez; A Manille, pour Human Rights Watch, Jessica Evans: +62-919-928-6920 (mobile); ou evansj@hrw.org En Australie, pour Human Rights Watch, Elaine Pearson: +1-646-291-7169 (mobile); ou pearsoe@hrw.org A Bruxelles, pour IUTC, Tim Noonan: +32-475-670-833; ou noonan@iutc-csi.org En Australie, pour IFJ Asia Pacific, Jacqui Park: +612-9333-0919 A Dublin, pour Front Line Defenders, Jim Loughran: + 353 1 212 3750; ou + 353 (0) 87 9377586 (mobile)
| Fichier attaché | Taille |
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| dec2011_fiji_jointletter-1.pdf | 245.96 Ko |












