Venezuela
VUE D'ENSEMBLE
Les organisations de défense des droits humains au Venezuela restent préoccupées par le taux élevé d'attaques, y compris les actes de harcèlement, menaces de mort et arrestations, mais aussi les tentatives d'assassinats et meurtres, contre les défenseur-ses des droits humains, les journalistes et les professionnel-les des médias, et ceux-celles qui travaillent sur les questions liées au système carcéral.
Les autorités limitent systématiquement la liberté d'expression, ce qui a créé des problèmes non seulement pour les défenseur-ses des droits humains et les autres voix critiques, mais a aussi largement restreint l'environnement dans lequel les médias opèrent. Le gouvernement a profité de son contrôle des fréquences de diffusion pour faire pression sur les organes de presse afin qu'ils s'autocensurent et limitent leurs critiques. Des actes d'intimidation et des menaces de mort contre les journalistes sont dénoncés quotidiennement et, les professionnels des médias en général sont aussi menacés de poursuites judiciaires.
Les hauts dignitaires, y compris le Président Hugo Chávez, ainsi que les chaînes et la presse contrôlées par l'État, continuent de stigmatiser les défenseur-ses des droits humains par le biais de campagnes qui discréditent leur travail. Ces déclarations publiques font courir aux défenseur-ses des droits humains et à leurs organisations un plus grand danger de menaces et agressions.
Le fait que le gouvernement contrôle de plus en plus le système judiciaire et le degré important d'impunité, a conduit à une perte de confiance dans le système judiciaire, ce qui affecte profondément le travail des défenseur-ses des droits humains. Depuis que le président Chávez a pris le contrôle politique de la Cour Suprême en 2004, on constate une prise de contrôle graduelle du système judiciaire dans son ensemble. Les juges qui prennent des décisions à l'encontre des intérêts du gouvernement sont remis en question et risquent des représailles. Il y a eu plusieurs cas de défenseur-ses des droits humains critiques vis-à-vis du gouvernement qui ont été arrêté-es et victimes de poursuites judiciaires vraisemblablement basées sur des motifs politiques.
La liberté d'association est aussi limitée et l'introduction d'une nouvelle loi concernant les financements étrangers a entravé le travail des organisations de la société civile. L'adoption de la loi sur la souveraineté politique et l'autodétermination nationale en décembre 2011 interdit aux partis politiques, associations civiles ou individuelles de recevoir des fonds étrangers. La loi a été adoptée après une déclaration du président Chávez; il prétendait que de tels financements "visent à déstabiliser le pays".
CASE INDEX
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