Sahara Occidental: détérioration de l’état de santé de trois défenseurs des droits humains sahraouis détenus à Marrakech

Publié le 2009/04/10

Front Line est profondément préoccupée pour la santé de trois défenseurs des droits humains du Sahara Occidental, Khalihna Mrabbih Aboulhassan, Brahim Elmekhtar Baryaz et Alisalem Lehbib Ablagh. Ils sont détenus dans la prison Boulmharez à Marrakech et ont entamé une grève de la faim depuis le 13 février 2009, afin de protester contre leurs conditions d’incarcération.

Informations complémentaires

Les trois hommes ont un diplôme universitaire et sont des membres actifs du Comité Sahraoui pour la Défense des Droits de l’Homme à Glaimim; une organisation qui fait état des violations des droits humains au Sahara Occidental. Brahim Elmekhtar Baryaz, secrétaire général adjoint de l’organisation, et Alisalem Lehbib Ablagh ont été transférés à l’hôpital Ibnou Toufail à Marrakech, respectivement le 30 mars et le 4 avril, à cause de la détérioration de leur état de santé.

Khalihna Mrabbih Aboulhassan, 27 ans, originaire de Tantan au sud du Maroc, a été arrêté par la police marocaine le 13 avril 2008 à Marrakech et condamné à deux ans de prison le 11 septembre 2008, pour des actes présumés de violence lors d’une manifestation. Brahim Elmekhtar Baryaz, 27 ans et étudiant en sciences politiques à l’Université Hassan 1 de Settat, et Alisalem Lehbib Ablagh, 29 ans, ont tous deux été arrêtés à Glaimim le 12 décembre 2008 alors qu’ils participaient à une manifestation pour protester contre la mort de deux étudiants sahraouis. Ils sont accusés d'actes présumés de violence, mais n’ont pas encore été traduits en justice.

Front Line craint que Khalihna Mrabbih Aboulhassan, Brahim Elmekhtar Baryaz et Alisalem Lehbib Ablagh soient détenus à cause de leurs actions de protestation légitimes et pacifiques contre les violations des droits humains au Sahara Occidental.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.