Colombie: menaces de mort contre les défenseuses des droits humains Mme Blanca Irene Lópe et Mme Claudia Erazo

Publié le 2009/04/06

Front Line est inquiète suite aux menaces de mort proférées contre les avocates pour les droits humains Mme Blanca Irene Lópe et Mme Claudia Erazo, le 26 mars 2009. Blanca Irene Lópe et Claudia Erazo travaillent pour la Corporación Jurídica Yira Castro – CJYC (Corporation Juridique Yira Castro), une organisation qui défend les droits des personnes déplacées et des communautés paysannes.

Informations complémentaires

Le 26 mars 2009, la CJYC a reçu des menaces de mort par courriel. Elles auraient été envoyées par l’AUC Bloque Capital de las Águilas Negras, une branche du groupe paramilitaire Águilas Negras (Aigles Noirs), et étaient adressées à Blanca Irene Lópe et Claudia Erazo. Ce courriel est le huitième d’une série de menaces identiques envoyées à la CJYC depuis 2007. La CJYC a porté plainte au sujet de ces menaces ainsi que pour d’autres incidents, dont le sabotage du site Internet et un cambriolage au siège de l’organisation. Lors de ce cambriolage, des informations concernant des violations de droits humains ont été volées. Le 6 mars 2009, la CJYC a envoyé une requête publique au Procureur Général demandant des informations sur les mesures prises au sujet des menaces et des attaques. Cependant, à ce jour, l’organisation n’a reçu aucune réponse.

Front line pense que ces menaces de mort proférées contre Blanca Irene Lópe et Claudia Erazo ont un lien direct avec leur travail en faveur des droits humains, et particulièrement leurs actions en faveur des droits des personnes déplacées et des communautés paysannes. Front Line considère que cela fait partie d’une campagne de harcèlement contre les membres de la CJYC. Front Line est très inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de Blanca Irene Lópe et Claudia Erazo, mais aussi pour celle de tous les membres de la CJYC.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.