Posted 2011/6/7

Congo : Cambriolage au bureau de l’ Association des Mamans Chrétiennes pour l’Assistance aux Vulnérables – AMCAV

Dans la nuit du 28 au 29 mai 2011, des inconnus ont cambriolé les bureaux de l’Association des Mamans Chrétiennes pour l’Assistance aux Vulnérables – AMCAV. Plusieurs rapports et documents de l’association ont été volés, ainsi que des douzaines de photos de membres de l’association, prises lors d’activités organisées par l’AMCAV. AMCAV est une association de femmes qui luttent contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Informations Complémentaires

Des inconnus ont pénétré dans les bureaux de l’AMCAV en forçant la porte d’entrée. L’alerte a été lancée vers 07h00 du matin le 29 mai par le propriétaire du bâtiment loué par l’AMCAV. Le propriétaire réside dans l’enceinte du bâtiment et a remarqué la porte forcée et les papiers éparpillés sur le sol.

Bernadette Ntumba, Coordinatrice de l’AMCAV, a constaté que de nombreux documents importants et rapports ont été volés, ainsi qu’une sélection de 77 photos, dont 22 étaient punaisées au mur et 55 étaient dans un album. Outre les dégâts causés à la porte d’entrée, les placards ont été détruits et leur contenu épluché.

Deux officiers de la police judiciaire se sont rendus sur les lieux, après une requête de l’AMCAV adressée au Procureur et au Chef de la police du district de Tanganika.

Quelques jours auparavant, le 20 mai 2011, un inconnu a rendu visite à Bernadette Ntumba, chez elle, et lui a posé des questions sur une affaire sur laquelle l’association travaille en ce moment.

Etant donné la nature des articles volés lors du cambriolage et la visite au domicile de Bernadette Ntumba avant le cambriolage, Front Line pense que cet incident a un lien direct avec les activités de l’AMCAV dans le domaine des droits humains. L’AMCAV craint que les photos n’aient été volées afin d’identifier les membres actifs de l’association, et leur rôle pour dénoncer les violations des droits humains.

Action Update Needed. Before taking further action on this case please contact info@frontlinedefenders.org for further information