Colombie: meurtre du défenseur des droits humains M. Joel Pérez Cárdenas

Publié le 2008/12/17

Front Line condamne fermement le meurtre du défenseur des droits humains Joel Pérez Cárdenas, assassiné près de San Vicente del Caguán le 8 décembre 2008. Joel Pérez Cárdenas était l’un des fondateurs et le premier dirigeant du mouvement appelé Corporación por la Defensa de Derechos Humanos Caguán Vive (Corporation pour la défense des droits humains au Caguán). Il était président de la Junta de Acción Comunal de la Vereda Vegas Bajo Pato (Conseil de l’Action de la Communauté de Vereda Vegas dans la région de Bajo Pato), vice-président de Asociación Ambiental del Bajo (Association Environnementale de Bajo Pato), et ancien Conseiller de San Vicente del Caguán pour le Polo Democrático Alernativo (Pôle Démocratique Alternatif), une coalition gauchiste d’opposition.

Informations complémentaires

Le 8 décembre 2008 vers 8h00, Joel Pérez Cárdenas a quitté son domicile de San Vicente del Caguán sur sa moto Yamaha DT, pour se rendre dans la ville de Puerto Rico, à 45 minutes de là. Il avait prévu de rentrer le jour même. Le 10 décembre, son corps a été retrouvé à 20 minutes du centre ville de San Vicente del Caguán. Il a été tué par balle, décapité et brûlé. Selon les informations reçues, son corps a été vu dans la matinée du 9 décembre, encore fumant, au bord de la route, ce qui indique que le meurtre a peut-être eu lieu aux premières heures du jour. Sa moto, immatriculée ICZ 45B, n’a toujours pas été retrouvée.

Selon les témoignages de certains résidents du quartier où le corps a été retrouvé, le Grupo Meteoro (Groupe Météore) de l’armée nationale a effectué une patrouille dans le quartier le lundi 8 décembre. Quand les agents de police du Servicio de Intestigaciones Judiciales e Inteligencia (Service d’Investigation Judiciaire et de Renseignement) se sont rendus sur les lieux pour inspecter le corps, des membres de l’armée était toujours dans le quartier. Les résidents déclarent qu’ils ont informé l’armée de la présence du corps, mais celle-ci n’a rien fait pour l’enlever.

Front Line craint que ce dernier meurtre ne fasse partie d’une campagne d’intimidation contre les défenseurs des droits humains en Colombie.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.