Posted 2010/12/15

Iran: Le défenseur des droits humains Emadeddin Baghi condamné à un an de prison et à cinq ans d’interdiction d’exercer sa profession de journaliste

Le 5 décembre 2010, le défenseur des droits humains et journaliste M. Emadeddin Baghi a entamé sa peine d’un an de prison et cinq ans d’interdiction d’exercer sa profession de journaliste et des activités civiles. Emadeddin Baghi est président de l’Association pour la défense des droits des prisonniers, créée en 2003.

Informations Complémentaires

Le 30 novembre 2010, Emadeddin Baghi a reçu un appel téléphonique du tribunal afin qu’il se présente à la prison Evin de Téhéran le 4 ou le 5 décembre, pour débuter sa peine de prison. Aucune procédure officielle n’a été entamée et l’avocat d’Emadeddin Baghi n’a pas été informé que son client devait se présenter à la prison.

En décembre 2009, Emadeddin Baghi a été arrêté aux lendemains des manifestations de masses contre le gouvernement lors de la fête religieuse Chiite Ashoura. Il a passé six mois à l’isolement avant d’être jugé le 23 juin 2010. Il a ensuite été libéré sous caution, pour un montant de 20000$.

En juillet 2010, M. Baghi a été condamné par la 15ème branche du Tribunal Révolutionnaire présidé par le Juge Salavati, à un an de prison et 5 ans d’interdiction d’exercer sa profession de journaliste.

Cette peine a été prononcée deux ans après le procès d’Emadeddin Baghi pour son rôle dans la direction d’une organisation désormais interdite, l’Association pour la défense des droits des prisonniers (ADDP). Dans le cadre d’une autre affaire en suspens, Emadeddin Baghi a été condamné à six ans de prison par la 26ème branche du Tribunal Révolutionnaire, présidée par le Juge Pirabbasi, pour avoir interviewé le dernier ecclésiastique réformiste, Ayatollah Montazeri, une interview diffusée sur la version en langue perse du site de la BBC.

Selon Emadeddin Baghi, bien que les accusations officielles soient liées à cette interview, il a aussi été interrogé au sujet du Prix Martin Ennals pour les Droits Humains, qui lui a été attribué en 2009, et au sujet de ses collaborations avec des organisations internationales de défense des droits humains.

Front Line est préoccupée pour l’intégrité physique et psychologique d’Emadeddin Baghi, car il accomplit une peine de un an à la prison Evin.

Action Update Needed. Before taking further action on this case please contact info@frontlinedefenders.org for further information