Sahara Occidental: détention de Shikhin Brahim et harcèlement de plusieurs défenseurs des droits humains

Publié le 2008/10/30

Front Line est profondément préoccupée par la détention du défenseur des droits humains Shikhin Brahim, ainsi que par le harcèlement contre les défenseurs Alnassiri Ahmed et Engiya Boukhars suite à des rencontres avec des représentants de Front Line et suite à une manifestation pacifique à Smara, Sahara Occidental, le 21 septembre 2008.

Informations complémentaires

Publié le 30/10/2008. Selon des informations reçues, alors que Front Line visitait la région, un groupe d’activistes et de défenseurs des droits humains du Sahara Occidental a organisé une manifestation pacifique à Smara le 21 septembre 2008. Cette manifestation protestait contre une vague d’arrestations arbitraires et d’attaques contre les domiciles de plusieurs défenseurs des droits humains. Bien que Front Line salue la libération de nombreux défenseurs, il semble que Shikhin Brahim soit toujours détenu à la prison de Laâyoune. Shikhin Brahim est étudiant et membre du Comité pour la Protection des Droits Humains à Smara, Sahara Occidental.

Suite à une rencontre entre une délégation de Front Line et Alnassiri Ahmed, secrétaire général du Comité pour la Protection des Droits Humains à Smara, Sahara Occidental, et membre de l’Association Marocaine pour les Droits Humains, les services de sécurité marocains auraient tenté de l’arrêter chez lui, mais ils ne l’ont pas trouvé. Peu après cette tentative d’arrestation, il a reçu une lettre officielle annonçant son renvoi de son travail au sein de la municipalité de Khraibka. Il semblerait que ce renvoi soit lié à ses actions en faveur des droits humains et à sa rencontre avec Front Line. D’anciens rapports indiquent qu’Alnassiri Ahmed a été victime de cinq détentions arbitraires entre 2002 et 2004, et a été suspendu de ses fonctions à la municipalité à deux reprises. Alnassiri Ahmed est marié et père de quatre enfants.

La défenseuse des droits humains Engiya Boukhars, qui a aussi rencontré la délégation de Front Line, a été agressée physiquement le 21 septembre 2008 par les forces de sécurité. Elle a été blessée près de l’œil gauche et son salaire est gelé. Engiya Boukhars est membre actif du Comité Sahraoui pour la Défense des Droits Humains à Smara; elle est mère célibataire de quatre enfants. Selon d’anciens rapports, elle aurait été victime de détention et de torture en mars et juillet 2006.

Front Line pense que la détention continue et le harcèlement des défenseurs des droits humains au Sahara Occidental ont un lien direct avec leurs actions légitimes et non violentes en faveur des droits humains, et particulièrement avec leur droit à la liberté d’association et à la liberté d’expression. Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de tous les défenseurs des droits humains impliqués, ainsi que celle de leur famille.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.