Sahara Occidental: répression systématique des défenseurs des droits humains

Publié le 2008/10/10

Suite à sa récente visite au Sahara Occidental du 15 au 22 septembre 2008, Front Line fait part de ses profondes inquiétudes en ce qui concerne les pratiques répressives contre les défenseurs des droits humains au Sahara Occidental. Ces pratiques incluent une surveillance intrusive des défenseurs, la mise en place d’obstacles à l’enregistrement des organisations non gouvernementales, des agressions physiques ainsi que des détentions arbitraires, comme la vague d’arrestations menée le 21 septembre après une manifestation pacifique dans la ville de Smara.

Informations complémentaires

Publié le 10/10/2008. Selon certaines sources, le 21 septembre 2008, alors que Front Line était en visite dans la région, un groupe d’activistes du Sahara Occidental, dont des défenseurs des droits humains, a organisé une manifestation pacifique à Smara, à la suite de laquelle les services de sécurité marocains ont lancé une campagne de détentions arbitraires de plusieurs défenseurs des droits humains et attaqué plusieurs maisons. A ce jour, un défenseur des droits humains, Alshayki Brahim, est toujours détenu à la prison d’El-Ayoune.

Front Line pense que la répression systématique des défenseurs des droits humains au Sahara Occidental a un lien direct avec leurs actions légitimes et non violentes en faveur des droits humains, et particulièrement leur travail en faveur de la liberté d’association et la liberté d’expression. Front Line fait part de son inquiétude au sujet de l’intégrité physique et psychologique de tous les défenseurs des droits humains impliqués, ainsi que de celle de leur famille.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.