Posted 2010/11/14
Les Nations Unies déclarent que la détention au Turkménistan d’Annakurban Amanklychev et Sapardurdy Khadzhiev constitue une violation du droit international
En réponse à une demande de Freedom Now and Hogan Lovells LLP (anciennement Hogan & Hartson), le groupe de travail des Nations Unies sur les Détentions Arbitraires a rendu public son opinion : en arrêtant et maintenant en détention Annakurban Amanklychev et Sapardurdy Khadzhiev, le gouvernement du Turkménistan viole le droit international. Le groupe de travail appelle le Gouvernement turkmène à libérer les deux défenseurs des droits humains.
Informations Complémentaires
Le Directeur de Freedom Now, Maran Turner, a déclaré : « Dans son opinion, le Groupe de Travail considère que l’arrestation et la détention d’ Annakurban Amanklychev et Sapardurdy Khadzhiev sont arbitraires et affirme que les actions du gouvernement sont un moyen de punir les deux hommes pour leur plaidoyer en faveur des droits humains.
Nous demandons instamment au gouvernement turkmène de respecter la décision de l’ONU, de respecter ses engagements vis-à-vis du droit international et de libérer les prisonniers de conscience Annakurban Amanklychev et Sapardurdy Khadzhiev.
Messieurs Amanklychev et Khadzhiev, tous deux membres du groupe pour les droits humains de Fondation Helsinki du Turkménistan, ont été arrêtés en 2006. Les deux défenseurs fournissent des informations aux médias, y compris la British Broadcasting Corporation, sur la situation des droits humains au Turkménistan. Au moment de leur arrestation, ils aidaient un journaliste français à filmer un documentaire sur le Turkménistan.
Lors de leur arrestation, des membres du gouvernement ont accusé publiquement les deux hommes « d’avoir rassemblé des informations calomnieuses afin de semer le mécontentement public ». Ils ont été condamnés à des peines de six à sept ans de prison à la suite d’un procès qui a violé de façon flagrante les procédures régulières. Ils sont tous les deux détenus dans une prison de haute sécurité dans la région désertique de la mer Caspienne.
Les conditions sont déplorables : surpeuplement et maladies sans accès à des soins médicaux adéquats, ni de nutrition convenable ou d’eau propre. Des rapports crédibles clament que messieurs Amanklychev et Khadzhiev ont été sujets à la torture ; des injections forcées de drogue ; la chaleur extrême, la soif et la faim.
Le Groupe de Travail des Nations Unies a déterminé que la détention de messieurs Amanklychev et Khadzhiev viole un certain nombre d’articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel le Turkménistan est partie.
Constatant que les deux activistes sont emprisonnés uniquement car ils cherchent à améliorer la situation des droits humains dans leur pays, le Groupe de Travail a conclu que le gouvernement turkmène viole le droit des hommes à la liberté d’expression et d’association. De plus, en poursuivant messieurs Amanklychev et Khadzhiev, le gouvernement a violé leur droit à un procès équitable.
Freedom Now, une organisation non-partisane qui œuvre pour libérer les prisonniers de conscience, et Hogan Lovells LLP, une compagnie de droit international, saluent la décision des Nations Unies. Ils appellent le gouvernement turkmène à libérer immédiatement messieurs Amanklychev et Khadzhiev.
Contact: Maran Turner, mturner@freedom-now.org
www.freedom-now.org












