Birmanie: arrestation de la défenseuse des droits humains Nilar Thein

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de l’arrestation, le 10 septembre 2008, de la défenseuse birmane des droits humains Nilar Thein, une activiste pro-démocratie. Nilar Thein est membre du groupe étudiant « Génération 88 »; elle se tenait cachée des autorités depuis près d’un an, depuis les manifestations de masse en août et septembre 2007 en Birmanie.

Informations complémentaires

Publié le 26/09/2008. Le 10 septembre 2008, Nilar Thein a été arrêtée à Yangon par les forces de sécurité birmanes alors qu’elle allait rendre visite à sa mère. La mère de Nilar Thein et son mari, Ant Bwe Kyaw et Kyaw Min Yu, avaient été arrêtés avec 11 autres manifestants anti-gouvernement du groupe étudiant « Génération 88 » le 22 août 2007. Suite à leur arrestation, Nilar Thein a organisé une manifestation à Yangon, appelant à la libération de tous les défenseurs des droits humains et contre la hausse du prix du carburant imposée par l’état. Nilar Thein a déjà été emprisonnée deux fois; elle a été détenue deux mois en 1991 et a passé neuf ans en prison de 1996 à 2005 à cause de ses activités politiques.

Nilar Thein est actuellement détenue au centre Aung Tha Pyay à Yangon, où Front Line pense qu’elle risque d’être torturée et maltraitée.

Front Line pense que Nilar Thein a été prise pour cible à cause de ses activités de défense des droits humains, particulièrement son travail pour promouvoir la démocratie et l’Etat de droit en Birmanie. Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de Nilar Thein, et réitère ses craintes pour tous les défenseurs des droits humains birmans actuellement en prison.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.