Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de la disparition, qui semble forcée, du défenseur des droits humains James M. Balao le 17 septembre 2008. James M. Balao est membre de Cordillera Peoples Alliance (CPA), une organisation indépendante qui milite en faveur des droits des peuples indigènes.
Informations complémentaires
Dans la matinée du 17 septembre 2008, James M Balao a quitté Fairview, dans la ville de Baguio, pour se rendre chez lui, à La Trinidad, à Benguet. Vers 06h45, il a informé sa famille par sms qu’il allait rentrer chez lui le jour même. Il n’est pas rentré à la Trinidad, et sa famille et ses associés n’ont actuellement aucune information concernant le lieu où il se trouve. La disparition de James M. Balao est la seconde affaire de disparition d’un membre de la CPA depuis l’enlèvement d’Ama Daniel Ngayaan en 1987.
James M. Balao avait rapporté qu’il était surveillé depuis juin 2008 et que le niveau de surveillance s’était intensifié avant sa disparition.
Des rapports indiquent que des organisations telles que la CPA ont été cataloguées par les forces de sécurités, au nom de la politique Oplan Bantay Laya, comme des « fronts sectoriels » du Parti Communiste des Philippines, du Front National Démocratique des Philippines et de l’Armée du Nouveau Peuple. Front Line pense que cette politique a pu conduire à la surveillance et à la disparition forcée de James M. Balao.
Front Line pense que la disparition, probablement forcée, de James M. Balao peut être liée à ses actions légitimes pour la défense des droits humains, et particulièrement son travail pour défendre les droits des peuples indigènes dans la région de Cordillera aux Philippines. Front Line est préoccupée par la tendance actuelle de harcèlement contre les défenseurs des droits humains aux Philippines et est très inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de James M. Balao.
Action Finished:
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.