Ouganda: détention arbitraire de George Oundo et Kiiza Brendah et intimidation de plusieurs défenseurs des droits humains

Dr. George Ounda

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de la détention arbitraire de George Oundo et Kiiza Brendah du 10 au 18 septembre 2008, et suite aux actes d’intimidation de la police et les autorités ougandaises contre Pepe Juliana Onziema, David Kato, Victor Julie Mukasa et Kasha Jacqueline.

Informations complémentaires

George Oundo et Kiiza Brendah œuvrent pour la promotion et la protection des droits de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) en Ouganda. Pepe Juliana Onziema, David Kato, Victor Julie Mukasa et Kasha Jacqueline sont tous des membres actifs de l’organisation Sexual Minorities Uganda (SMUG). Victor Julie Mukasa est aussi responsable pour la recherche et la politique pour la Commission Internationale pour les Droits des Gays et Lesbiennes (IGLHRC) et Kasha Jacqueline est membre de Freedom and Roam Uganda (FARUG). Toutes ces organisations militent en faveur des droits de la communauté LGBT.

Le 10 septembre 2008, la police s’est rendue au domicile de George Oundo et l’a arrêté avec Kiiza Brendah. La police a emporté toute la littérature homosexuelle qui se trouvait dans la maison et a conduit les deux défenseurs des droits humains au poste de police de Nalukologolo, où ils ont passé la nuit. Le lendemain, ils ont été transférés au poste de Nabweru où ils sont toujours détenus et interrogés à propos des défenseurs des droits humains LGBT, leurs activités et les organisations. Les deux défenseurs ont été libérés dans la matinée du 18 septembre 2008, après sept jours de détention, et doivent se présenter au poste le 24 septembre 2008. On ne sait toujours pas si des charges ont été retenues contre eux car durant leur détention, aucun des deux défenseurs n’a comparu devant la Cour, comme le veut la limite constitutionnelle de détention qui est de 48 heures.

Des rapports indiquent que les autorités ougandaises sont en possession d’une liste des membres de la communauté LGBT. Au moins 19 des personnes de cette liste sont des défenseurs des droits humains LGBT, et la liste inclut les défenseurs cités ci-dessus. Cette liste est actuellement diffusée auprès des banques locales et les autorités recherchent ces défenseurs des droits humains.

Front Line pense que les défenseurs des droits humains LGBT cités ci-dessus ont été pris pour cible à cause de leurs activités en faveur des droits humains, et particulièrement leurs actions pour promouvoir et protéger les droits de la communauté LGBT en Ouganda. Front Line considère que le harcèlement et l’intimidation dont est victime la communauté LGBT est très préoccupante, et fait part de ses inquiétudes pour l’intégrité physique et psychologique de George Ounda et Kiiza Brendah, ainsi que pour tous les défenseurs des droits humains qui œuvrent pour la promotion et la protection des droits de leur communauté en Ouganda.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.