Nigéria: détention arbitraire du défenseur des droits humains Ibrahim Magu et harcèlement de Mallam Nuhu Ribadu

Front Line est profondément préoccupée suite à la détention arbitraire du défenseur des droits humains Ibrahim Magu et au harcèlement à l'encontre de Mallam Nuhu Ribadu. Ibrahim Magu est un ancien responsable de l’Economic and Financial Crimes Commission (Commission des crimes économiques et financiers - EFCC) et Mallam Nuhu Ribadu est l’ancien président la Commission, une agence gouvernementale qui enquête et intente des actions en justice contre des affaires de corruption au Nigéria.
Informations complémentaires
Publié le 29/08/2008. Le 5 août 2008, Ibrahim Magu a été arrêté à cause de documents qu’il avait en sa possession, qui pourraient être liées aux enquêtes de l’EFCC sur des affaires de corruption au sein du gouvernement. Ibrahim Magu est toujours en détention et aucune charge n’a été officiellement retenue contre lui.
Toujours le 5 août, la rétrogradation de Mallam Nuhu Ribadu du poste d’inspecteur général adjoint au poste d’assistant du préfet de police a été annoncée par la commission des services de police. Mallam Nuhu Ribadu avait avait été envoyé au National Institute for Policy and Strategic Studies (Institut national des études politiques et stratégiques) pour une formation obligatoire lorsqu’il a appris qu’il était remplacé par un autre inspecteur général adjoint. Il était assistant du préfet de police lorsqu’il est devenu le président de l’EFCC en 2003, et il a été promu inspecteur général adjoint en 2007. Mallam Nuhu Ribadu pense qu’il risque d’être arrêté à son retour de la formation, à cause des enquêtes qu’il mène sur la corruption au sein du gouvernement.
Front Line pense que l’arrestation et la détention d’Ibrahim Magu et la rétrogradation de Mallam Nuhu Ribadu ont un lien direct avec leurs activités en faveur des droits humains et particulièrement leur travail d’investigation sur la corruption du gouvernement. Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique des deux hommes.
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.