Front Line est préoccupée par l’information concernant l’agression de plusieurs défenseurs des droits humains dans les communautés d’Agalteca et Orica dans le département de Francisco Morazón. Raymundo Rodríguez, Abel Hernández, Jairo Domingo et Franklin Martínez sont membres du Comité Ambientalista de Orica (Comité environnemental de l’Orica) et Mario Adolfo López est membre du Comité dans le village d’Agalteca. Les comités oeuvrent pour la défense des ressources naturelles dans cette région.
Informations Complémentaires
Publié le 26/08/2008. Le 20 juillet 2008, vers 20h00, des agents de police se sont rendus au domicile d’Abel Hernández dans le village de San Francisco à Orica. La police, qui n’avait pas de mandat d’arrêt, a fait irruption dans la maison et a arrêté Raymundo Rodríguez, Abel Hernandez, Jairo Domingo et Franklin Martínez. Les policiers ont conduit les quatre hommes au poste de police de San Francisco et ont physiquement agressé Raymundo Rodríguez. Suite à cette agression, il a eu quatre côtes cassées et a été transféré à l’hôpital de Tegucigalpa jusqu’au 6 août 2008. Une plainte concernant cet incident a été déposée devant le procureur pour les droits humains.
De plus, le 3 août 2008, Mario Adolfo López a été agressé par une personne qu’il connaît, et qui l’a frappé à la tête avec une arme à feu. L’incident semble être lié à son travail en tant que membre du comité environnemental.
Front Line pense que ces agressions contre les membres du Comité Ambientalista de Orica ont un lien direct avec leurs actions pour la défense des ressources naturelles dans leurs communautés. Front Line prend très au sérieux les menaces persistantes et les agressions contre ceux qui travaillent en faveur des droits environnementaux au Honduras.
Action Finished:
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.