Honduras: cambriolage des bureaux du COFADEH et intimidation et surveillance de Bertha Oliva, Coordinatrice du COFADEH

Front Line est profondément préoccupée suite aux deux cambriolages du Comité de Familiares Detenidos-Desaparecidos de Honduras (Comité des familles des détenus et disparus au Honduras - COFADEH) et suite à la surveillance dont est victime Bertha Oliva de Nativí, la coordinatrice générale du COFADEH. Le COFADEH est une organisation non gouvernementale qui œuvre pour la défense des droits des disparus et des prisonniers, ainsi que pour les questions de droits à la terre au Honduras.
Informations Complémentaires
Publié le 21/08/2008. Dans la nuit du 3 juillet 2008, des inconnus ont pénétré dans les bureaux du COFADEH et les ont vandalisés; ils ont vidé les classeurs et uriné dans l'un des couloirs. Les voleurs ont ensuite pris deux ordinateurs portables, deux caméras vidéos, trois appareils photo et trois clés USB. Tous ces objets contenaient des informations liées au travail de l’organisation. Le cambriolage a été rapporté à la police, qui serait venue sur les lieux cinq heures plus tard afin de commencer l’enquête préliminaire.
Dans la nuit du 5 août 2008, des inconnus ont à nouveau pénétré des les bureaux du COFADEH. A cette occasion, ils ont pris des informations importantes concernant des affaires que le COFADEH a portées devant la justice du pays ainsi que devant la Cour inter-américaine des droits de l’Homme. Ils ont aussi emporté des informations provenant des ordinateurs de la coordination générale et de l’assistance légale, mais aussi deux sculptures de valeur. La police serait arrivée sur la scène du cambriolage six heures après l’alerte.
Dans la soirée du 6 juillet 2008, des inconnus qui conduisaient un pick-up Toyota vert ont suivi le véhicule avec lequel Bertha Oliva et sa fille rentraient chez elles. Lorsque Oliva et sa fille sont arrivées au parking de leur résidence, les inconnus ont fait marche arrière jusqu’au niveau du garde du parking. Avant de repartir, les inconnus se sont arrêtés à moins d’un pâté de maison, afin de de s’assurer que Bertha Oliva les voit.
Front Line pense que les deux cambriolages des bureaux du COFADEH ainsi que l’intimidation et la surveillance de Bertha Oliva font partie d’une campagne d’intimidation contre les membres du COFADEH afin d'entraver les actions de l’organisation. Au vu de ces incidents, Front Line souhaite faire part de sa profonde inquiétude pour l’intégrité physique et psychologique des membres du COFADEH et leur famille.
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.