Yémen: le défenseur des droits humains et journaliste Abdul-Karim al-Khaiwani victime de mauvais traitements

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce des mauvais traitements infligés au défenseur des droits humains Abdul-Karim al-Khaiwani lors de sa détention. Abdul-Karim al-Khaiwani est l’ancien rédacteur en chef du journal en ligne pro-démocratie Al-Shoura. Il milite en faveur de la démocratie et fait campagne pour la liberté d’expression au Yémen. Il a récemment reçu le prestigieux prix spécial 2008 d'Amnesty International UK pour les journalistes en danger. Le 9 juin 2008, Abdul-Karim al-Khaiwani a été condamné à six ans de prison par le tribunal pour la sécurité de l’Etat à Sana’a, pour avoir prétendument conspiré avec les rebelles anti-gouvernementaux; il semble que ces allégations soient fabriquées de toute pièce.

Informations complémentaires

Publié le 21/08/2008. Des rapports indiquent qu’Abdul-Karim Al-Khaiwani, qui souffrent de diabète et d’un problème cardiaque, se voit refuser l’accès à un traitement médical par les autorités de la prison centrale de Sana’a. Par ailleurs, il aurait reçu des menaces de mort et est victime de mauvais traitement suite à la parution d’un de ses articles dans plusieurs journaux et sites internet. Depuis plus de dix jours, toute visite lui est refusée et il n’a plus de contact avec sa famille.

Front Line pense que le procès et la condamnation d’Abdul-Karim Al-Khaiwani, ainsi que les mauvais traitements dont il est victime, ont un lien direct avec son travail légitime en faveur des droits humains, et particulièrement ses actions pour promouvoir la démocratie et la liberté d’expression au Yémen. Au vu des rapports concernant le refus de traitement médical, Front Line est très inquiète pour l’intégrité physique et psychologique d’Abdul-Karim Al-Khaiwani.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.