Inde: des défenseurs des droits humains craignent d’être arrêtés sous de fausses accusations de liens avec les Maoïstes

Front Line est profondément inquiète car les défenseurs des droits humains Duskar Barik, Mamata Barik, Jayanti Sethy et Ranjan Patnaik craignent d’être arrêtés par la police, à cause de leurs prétendus liens avec un groupe maoïste armé. Les défenseurs mentionnés ci-dessus travaillent tous pour le Keonjhar Integrated Rural Development and Training Institute (KIRDTI), une organisation qui milite pour les droits à la terre des Adivasis ou aborigènes de l’Inde, pour la protection écologique liée à l’industrie minière et à la coupe illégale du bois, à Harichandanpur et dans le quartier de Banspal, dans le district de Keonjhar à Orissa. KIRDTI est aussi engagé dans un travail de développement avec la communauté « Juang ».

Informations complémentaires

Publié le 14/08/2008. Le 11 juillet 2008, les défenseurs des droits humains cités ci-dessus ont été contraints de quitter le district de Keonjhar à cause d’une lettre dans laquelle il est écrit que la police de Keonjhar tentera de les arrêter au nom de leurs prétendus liens avec un groupe maoïste armé. Selon cette même lettre, les noms de trois défenseuses des droits humains Mamina Munda, Mamata Barik et Jayanti Sethy auraient été cités dans la déclaration d’un témoin de l’affaire.

Entre le 2 et le 11 juillet 2008, trois autres membres du KIRDTI, Ravi Majhi, Madhu Munda et Kanderam Hemram, ont été arrêtés et traduits devant la Cour. Les trois membres de KIRDTI ont été accusés au nom des sections 294, 392, 397, 427, 435, 436, 458, 506 du Code Pénal Indien, et des sections 25 et 27 du Décret Indien sur les Armes. Selon certaines sources, les quatre défenseurs ont été battus par la police et ont été forcés de signer des documents confirmant leur implication dans des actions maoïstes. Mamina Munda a aussi été arrêtée, mais elle a été relâchée deux jours plus tard.

Front Line pense que Duskar Barik, Mamata Barik, Jayanti Sethy et Ranjan Patnaik, ainsi que tous les membres du KIRDTI, ont été pris pour cible à cause de leurs actions légitimes en faveur des droits humains. Front Line est très inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de tous les défenseurs nommés ci-dessus. Front Line pense que cette tentative de les lier à un groupe maoïste armé constitue en fait une tentative pour les dissuader de poursuivre leurs activités légitimes pour la défense des aborigènes d’Inde et les populations tribales d’Orissa. Le harcèlement et la persécution des membres du KIRDTI a conduit à l’arrêt des activités de l’organisation et de leur soutien aux communautés avec lesquelles ils travaillent.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.