Guatemala: menaces de mort contre le défenseur des droits humains José Suasnavar, vice-président de la FAFG

Front Line est profondément inquiète suite aux menaces de mort proférées contre José Suasnavar. Ces menaces ont été envoyées par SMS le 27 juillet 2008 et pendant les trois jours suivants. José Suasnavar est le vice-président de la Fundación de Antropología Forense de Guatemala (FAFG – Fondation guatémaltèque d’anthropologie médico-légale), une organisation non gouvernementale qui enquête sur les violations des droits humains au travers de la médecine légale et de la sociologie, dans le but de faire respecter et de protéger les droits humains. Le 15 février et le 21 mai 2008, Front Line avait déjà contacté les autorités guatémaltèques au sujet de menaces contre les membres de la FAFG.

Informations complémentaires

Publié le 01/08/2008. Le 27 juillet 2008, José Suasnavar a reçu un SMS sur son téléphone portable, qui déclarait: « Jose a cada coche le llega su sábado » (Jose, ta fin est proche). Le 28 juillet, il a reçu un nouveau message: «Que pasa coche cuidado con los derrumbes» (comment ça va espèce de porc, fais attention aux éboulements). Plus tard dans la journée, il a reçu un troisième message: « El antropólogo caba cuidado con los der », ce message incomplet signifierait: « l’antropologue creuse, fais attention aux éboulements ». Le 29 juillet, José Suasnavar a reçu un quatrième message: « nous allons te faire chier, on te surveille ».

Récemment, les membres de la FAFG ont reçu le même type de menaces. En mai 2008, Fredy Peccerelli (directeur exécutif), Omar Girón (responsable de département d’anthropologie médico-légale) et José Suasnavar ont reçu des menaces de mort par courriel. Le 20 mai 2008, le juge Eduardo Cojulún, Onzième Juge de la Cour Pénale, a reçu des menaces par téléphone; cet appel l’avertissait de ne pas poursuivre une enquête au cours de laquelle il envoyait des déclarations de victimes des massacres qui ont eu lieu lors du conflit armé au Guatemala à la 'National Audience of Spain'. Parmi ces preuves, il y avait une photographie médico-légale prise par la FAFG. La photo a été publiée dans Prensa Libre (Presse Libre) et portait le logo de l’organisation.

Le 2 février 2008, Omar Giron a reçu un SMS sur son téléphone portable: « Les van a quitar la seguridad y mueren Omar... y Fredy hijos de puta » (« Ils vont supprimer la sécurité et Omar et Fredy vont mourir, fils de putes »). Le jour où le SMS a été envoyé, le journal guatémaltèque Siglo XXI avait publié un article dans lequel le chef du cabinet du ministère de la gouvernance annonçait que le personnel chargé de la sécurité de certains défenseurs allait être réduit afin d’augmenter le nombre d’agents pour patrouiller dans les rues.

Front Line pense que les menaces de mort proférées contre José Suasnavar ont un lien direct avec ses actions en faveur des droits humains, particulièrement ses enquêtes légales sur les violations des droits humains. Les menaces proférées contre les membres du FAFG sont récurrentes depuis 2002. En 2002, la Commission inter-américaine pour les droits humains avait demandé aux autorités guatémaltèques de mettre en place des mesures efficaces pour assurer la sécurité de Fredy Peccerelli ainsi que celle des membres de la FAFG. Depuis cette demande, les mesures de protection ont été réduites et Front Line craint que la protection soit insuffisante vu le harcèlement continu dont sont victimes les membres du FAFG.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.