Colombie: nouvelles menaces contre des organisations et des syndicats à Barrancabermeja et dans la région de Magdalena Medio

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de nouvelles menaces contre l’Espacio de Trabajadores y Trabajadoras de Derechos Humanos – ETTDH (Espace des travailleurs et travailleuses des droits humains), une plate-forme d’organisations des droits humains basée dans la ville de Barrancabermeja et dans la région de Magdalena Medio. Cette plate-forme regroupe notamment l’ Organización Feminina Popular (Organisation populaire de femmes, OFP), la Corporación Regional para la Defensa de los Derechos Humanos (Corporation Régionale pour les Droits Humains, CREDHOS), le Programas de Desarrollo y Paz (Programme pour le développement et la paix, PDP), l’Unión Sindical Obrera (Union Syndicale Ouvrière, USO), le Sindicato Nacional de Trabajadores de Empresas Operadoras, Contratistas, Subcontratistas de Servicios y Actividades de la Industria del Petróleo, Petroquímica y Similares (Syndicat national des travailleurs d’entreprises opératrices, contractantes, sous traitantes de services et d’activités de l’industrie pétrochimique et produits similaires, SINDISPETROL), ainsi que le syndicat des compagnies fertilisantes colombiennes (FERTICOL). Front Line avait lancé une action urgente le 25 juin 2008 au sujet de menaces proférées contre ces organisations.

Informations complémentaires

Publié le 28/07/2008. Le 21 juillet 2008, des hommes cagoulés ont circulé en moto dans plusieurs quartiers de Barrancabermeja en distribuant des pamphlets qui décrivaient ces organisations, ainsi que le groupe paramilitaire « Águilas Negras », comme des « acteurs source de violence dans la région et qui sont impliqués dans des activités criminelles pour leur profit personnel » et les ont déclaré comme des cibles militaires. Le pamphlet, signé par « Don Mario », le commandant d’un groupe qui se proclame Héros de Castaño, déclarait aussi que le groupe s’engageait à reprendre la région des mains de tels acteurs, et qu’il s’engageait à pacifier la ville. De plus le pamphlet annonçait que le groupe espèrait que les communautés de Barrancabermeja coopèreraient et qu’elles ne les obligeraient pas à engager des représailles.

Front Line pense que les menaces proférées contre les membres des organisations des droits humains et les syndicats mentionnées ci-dessus ont un lien direct avec leurs actions en faveur des droits humains. Au vu de ces dernières menaces, ainsi qu’à la violence croissante qui sévit dans la ville de Barrancabermeja, Front Line réitère ses profondes inquiétudes pour l’intégrité physique et psychologique de tous les membres de ces organisations dans la région.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.