Posted 2010/9/20

Genève: Un organe des Nations Unies sur les droits critique sévèrement les grands pouvoirs pour leurs abus

Selon un rapport de Reuters, lundi, le responsable des droits humains au sein des Nations Unies a critiqué les grands pouvoirs, accusant la Russie du meurtre de journalistes, la Chine pour ses restrictions sévères des droits et les Etats-Unis pour ses mesures anti-terroristes.

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Lors de son discours devant le Conseil des Droits Humains des Nations Unies, qui comprend 47 Etats, Navi Pillay a aussi critiqué l'Iran pour ses attaques contre les avocats et les dissidents, l'Egypte, la Libye et la Syrie pour leur harcèlement des activistes en faveur des droits civils et la France pour ses déportations de Roms vers les Balkans.

Des responsables de l'ONU ont déclaré que les commentaires sévères de la Haute Commissaire, prononcés devant des représentants des pays qu'elle a nommés, étaient un signe de sa détermination à montrer du doigt les abus où qu'ils aient lieu.

« En Azerbaïdjan et en Russie, peu d'efforts ont été fait afin de traduire en justice les coupables des meurtres et des attaques contre les défenseur-ses (des droits humains), qui ont eu lieu au cours des dernières années » a-t-elle dit.

" Des dissidents pacifiques, des défenseurs-ses des droits humains, des avocats et des représentants de la presse ont été pris pour cible et violemment agressés dans des pays tels que l'Iran, l'Irak et la Somalie , pendant qu'au Soudan, la répression accompagnait les élections présidentielles d'Avril, a ajouté Pillay. Dans de nombreux pays, les groupes de la société civile sont frappés par des mesures qui restreignent leurs actions, y compris au Bahreïn, Biélorussie, Chine, Egypte, Libye, Panama, Syrie et Tunisie ", a-t-elle dit.

Selon Pillay, la concurrence pour les ressources naturelles a aggravé les menaces et les agressions contre les journalistes, les syndicalistes et les organisateurs de communauté dans les pays africains tels que l'Angola, la République Démocratique du Congo et le Zimbabwe.

Alors que la Russie et la Chine ont évité les réponses directes, les envoyés des Etats-Unis et de la France ont défendu leurs pays tandis que les états arabes ont affirmé que défendre les droits humains était une priorité pour eux et demandent plus de surveillance sur Israël et sur la façon dont ce pays traite les Palestiniens.

Le Pakistan, au nom de l'Organisation de la Conférence des 57 Etats Islamiques, a demandé pourquoi elle n'avait pas mentionné les menaces proférées par un leader américain de l'Eglise, de bruler le Coran, et a déclaré que Pillay devrait placer la diffamation de l'Islam en tête de ses priorités.

Cuba a déclaré que ses remarques montrent la tendance croissante de « cibler les pays du Sud avec des accusations injustes et infondées ».

Pillay, une ancienne juge de la Haute Cour Sud-Africaine, a fait ces remarques au début de la session d'automne du Conseil, qui doit durer trois semaines. Le Conseil a été établi en 2006 afin de remplacer un autre organisme qui était devenu inefficace à cause des disputes politiques. Source - Reuters