Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de l’enlèvement des défenseurs des droits humains José Arcos et María Antonia Amaya le 11 juillet 2008. José Arcos et María Antonia Amaya sont tous deux les leaders de communautés dans le département de Nariño. José Arcos est aussi vice-président du conseil de la municipalité de Policarpa.
Informations complémentaires
Publié le 25/07/2008. Dans la matinée du 11 juillet 2008, José Arcos et María Antonia Amaya auraient été retenus par un groupe paramilitaire, connu sous le nom de Nueva Generación, à un poste de contrôle dans le district de Santa Rosa, près de Policarpa. Des rapports indiquent que le groupe paramilitaire était en possession d’une liste contenant les noms de tous les membres du Consejo de Comunidades Negras de la Cordillera Occidental de Nariño – COPDICONC (Conseil des communautés noires de la Cordillère Occidentale de Nariño). Suite à leur détention, José Arcos et María Antonia Amaya auraient été pris en otage par les forces paramilitaires. L’endroit où ils se trouvent actuellement reste inconnu.
Depuis le 24 juin 2007, la Commission Inter-Américaine des Droits de l’Homme prend des mesures de précaution en faveur des membres de COPDICONC car ils sont victimes de harcèlement et de menaces, à la fois de la part de groupes paramilitaires et des guérillas, qui accusent les leaders de collaboration avec le groupe opposé.
Front Line pense que l’enlèvement de José Arcos et María Antonia Amaya a un lien direct avec leurs actions en faveur des droits humains, et particulièrement la promotion des droits des communautés. Depuis leur enlèvement, Front Line est profondément inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de José Arcos et María Antonia Amaya, mais aussi pour celle des autres leaders de communautés ainsi que des membres de COPDICONC dans la région.
Action Finished:
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.