Ouzbékistan: refus de fournir un traitement médical approprié à la défenseuse des droits humains Mutabar Tadjibaeva

Front Line est profondément préoccupée pour l’intégrité physique et psychologique de la défenseuse des droits humains Mutabar Tadjibaeva car elle ne peut avoir accès à un traitement médical approprié. Mutabar Tadjibaeva est présidente de l’organisation des droits humains « Plammenoe Serdtse » (Club des cœurs braves), située dans la ville de Ferghana. Le 2 juin 2008, elle a été libérée de la prison pour femmes de Tashkent, où elle purgeait une peine de huit ans de prison. Elle avait été condamnée suite à un procès au cours duquel elle fut accusée de diffamation envers le gouvernement, de tenir des rassemblements non autorisés, d’établir des organisations illégales, de fraude, d’extorsion et de détournements de fonds, d’évasion fiscale et de diffuser des informations qui menacent la sécurité et l’ordre public. Désormais, elle est soumise à une peine de trois ans de liberté conditionnelle.

Informations complémentaires

Publié le 09/07/2008. Le 4 juillet 2008, Mutabar Tadjibaeva a publié un communiqué dans lequel elle clame que le gouvernement ouzbek a mis sa santé en danger à cause de négligences dans les soins médicaux, mais aussi à cause d’opérations chirurgicales qui n’étaient pas nécessaires. La défenseuse a déclaré que sa santé s’est considérablement dégradée lors des trois années qu’elle a passées en prison et qu’elle se sent affaiblie depuis qu’elle a subi une opération alors qu’elle était entre les mains des autorités de la prison. Elle déclare aussi que les autorités n’ont pas donné de raison pour l’opération, et ne lui ont pas fourni de bilan médical ni donné les résultats de l'opération lors de sa libération.

Par ailleurs, Mutabar Tadjibaeva ne peut toujours pas recevoir un traitement médical post-chirurgical adéquat, à cause de la décision des autorités de lui interdire de quitter la ville de Margilan, où elle réside actuellement.

Front Line pense que les restrictions imposées à la liberté de déplacement de Mutabar Tadjibaeva et, par conséquent, l'impossibilité d'avoir accès à des soins médicaux adéquats, sont directement liés à ses actions légitimes en faveur des droits humains. Au vu de son état de santé, Front Line craint pour l’intégrité physique et psychologique de Mutabar Tadjibaeva.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.