Front Line est profondément préoccupée suite au harcèlement policier contre les défenseurs des droits humains Anouar Kousri et Samir Dilou. Anouar Kousri est membre du conseil d’administration de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) et Samir Dilou est membre du conseil d’administration de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques en Tunisie (AISPP).
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Publié le 08/07/2008. Le 29 juin 2008, Anouar Kousri rentrait à Tunis après avoir participé à des manifestations dans plusieurs villes d’Europe organisées par Amnesty International afin de marquer la publication, le 23 juin 2008, d’un rapport concernant les violations systématiques des droits humains au nom de la sécurité de l’Etat en Tunisie. A l’arrivée d’Anouar Kousri, les douaniers ont fouillé ses bagages, confisqué son passeport et demandé une fouille corporelle. Quand Anouar Kousri a refusé, il a été détenu pendant deux heures. Aux environs de 16h00, Anouar Kousri a été cerné par les policiers qui l’ont conduit de force dans une petite pièce et ont tenté de pratiquer la fouille corporelle.
Le 30 juin vers 14h00, le chef de la police s’est rendu chez Anouar Kousri et lui a demandé qu’il se présente à 16h00 au poste de police pour un interrogatoire. Anouar Kousri a refusé pour motif que la loi exige qu’une telle requête soit faite par écrit. A 17h00, le chef de la police est revenu au domicile d’ Anouar Kousri, qui a encore refusé de se rendre au poste de police pour le même motif. Des rapports indiquent que Samir Dilou, qui était en compagnie d’Anouar Kousri à une conférence de presse tenue par Amnesty International le 23 juin à Paris afin de présenter le rapport, a été victime d’un harcèlement similaire.
Front Line pense que le harcèlement contre les deux défenseurs des droits humains depuis leur retour en Tunisie est directement lié à leurs actions légitimes et pacifiques en faveur des droits humains, et particulièrement en faveur de la liberté d’expression et de la liberté de rassemblement. Au vu de ces rapports, Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique d'Anouar Kousri et Samir Dilou.