Front Line est profondément préoccupée suite aux accusations portées contre Martín Amaru Barrios Hernández, et suite à l’attaque et aux menaces proférées contre Reyna Ramírez. Les deux défenseurs des droits humains sont membres de la Comisión de Derechos Humanos y Laborales del Valle de Tehuacán (CDHLVT - Commission des Droits Humains et du Travail dans la vallée du Tehuacán), une organisation qui rapporte des violations du droit environnemental et des droits humains dans la Valleé du Tehuacán, près de Puebla.
Informations complémentaires
Publié le 26/06/2008. Le 12 juin 2008, Martín Amaru Barrios Hernández a comparu devant le Ministère Public du Droit Commun à Tehuacán, pour des procédures ministérielles. Un directeur d’une usine textile à Tehuacán l’accuse de l'avoir menacé et d’avoir endommagé les biens d’autres personnes lors d’une marche d’ouvriers à Tehuacán. Le même jour, Reyna Ramírez a été attaquée par une femme qui serait liée à la Confederación de Trabajadores de México (CTM - Confédération des travailleurs du Mexique) dans un bureau local pour les artitrages et les règlements de conflits à Tehuacán.
Après l’attaque, la femme a menacé Reyna Ramírez en lui disant: « van a saber lo que es meterse con la CTM » (vous allez comprendre ce que jouer avec la CTM signifie). La CDHLVT avait déjà dénoncé des actes de corruption au sein de la CTM.
En 2007, la CDHLVT a collaboré avec la Vaqueros Navarra company et le Sindicato 19 de Septiembre afin de promouvoir un contrat collectif de travail légalement obligatoire, contre les efforts d’organisations telles que la CTM et la Confederación Revolucionaria de Obreros y Campesinos (CROC – Confédération Révolutionnaire des Ouvriers et Paysans). Depuis lors, le harcèlement contre la CDHLVT a empiré. Les membres de l’organisation ont été inscrits sur une liste noire, exclus des entreprises textiles locales et diffamés. Le 29 décembre 2007, Martín Amaru Barrios Hernández a été arrêté et détenu pendant plusieurs semaines, sous une fausse accusation; il aurait fait chanter le propriétaire d’une entreprise de textile. Le 12 janvier 2008, après une campagne nationale et internationale en faveur du défenseur, les autorités ont demandé à l’accusation de retirer les charges et Martín Amaru Barrios Hernández a été libéré. Après sa libération, lui et plusieurs autres membres de la CDHLVT ont reçu des menaces de mort anonymes. De plus, en décembre 2004, Martín Amaru Barrios Hernández avait été attaqué et battu par des inconnus qui l’avaient intimidé à cause de son travail au sein de la CDHLVT.
Front Line pense que les accusations contre Martín Amaru Barrios Hernández et les menaces contre Reyna Ramírez sont directement liées à leurs actions légitimes en faveur des droits humains, et particulièrement leur travail pour la défense des droits des ouvriers dans la vallée du Tehuacán. Front Line pense que ceci fait partie d’une campagne de harcèlement contre les défenseurs des droits humains au Mexique.
Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de Martín Amaru Barrios Hernández et de Reyna Ramírez, mais aussi pour tous les membres du CDHLVT.
Action Finished:
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.