Birmanie: arrestation du défenseur des droits humains Zaw Thet Htwe pour avoir participé à l’aide humanitaire

Front Line est profondément inquiète suite à l’arrestation du défenseur des droits humains Zaw Thet Htwe le 13 juin 2008. Zaw Thet Htwe est un journaliste qui a critiqué la corruption et a tenté de participer à l’aide humanitaire après le désastre du cyclone Nargis en Birmanie.

Informations complémentaires

Publié le 20/06/2008. Dans la nuit du 13 juin 2008, Zaw Thet Htwe a été arrêté par la police militaire alors qu’il rendait visite à sa mère gravement malade à Minbu en Birmanie. Son domicile de Rangoon a été fouillé et son téléphone portable, son ordinateur, quelques CD et plusieurs documents ont été saisis. Zaw Thet Htwe avait distribué de la nourriture et des vêtements dans des zones touchées par le cyclone Nargis. Le 4 juin, le comédien et blogger Zarganar a aussi été arrêté pour avoir acheminer de l’aide aux victimes du cyclone.

Zaw Thet Htwe avait déjà été arrêté arbitrairement et emprisonné pour son travail. Le 28 novembre 2003, il avait été condamné à la peine de mort pour haute trahison, complot contre le gouvernement et tentative d’assassinat d’un militaire de la junte, après avoir rapporté des actes de corruption au sein des personnalités sportives en Birmanie. Lors de l’interrogatoire, il avait été torturé par les services secrets militaires. La sentence avait été réduite à trois ans de prison.

Front Line pense que Zaw Thet Htwe a été pris pour cible à cause de son action légitime en faveur des droits humains, et particulièrement car il a distribué de l’aide humanitaire aux victimes du cyclone Nargis. Front Line considère que cette arrestation fait partie d’une campagne de harcèlement contre les défenseurs des droits humains en Birmanie. Front Line est soucieuse pour l’intégrité physique et psychologique de Zaw Thet Htwe.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.