Chine: torture de la défenseuse des droits humains Liu Jie dans un camp de rééducation par le travail

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de la torture de la défenseuse des droits humains Liu Jie, alors qu’elle était dans un centre de rééducation par le travail. Liu Jie est une défenseuse des droits humains dans les communautés rurales, et milite pour des réformes du système politique et légal en Chine.
Informations complémentaires
Publié le 17/06/2008. Le 22 mai 2008, Liu Jie a été transférée du camp de rééducation par le travail de Qiqihar au centre de désintoxication Harbin, où elle aurait été torturée. Liu Jie aurait subi une pratique de torture appelée « Banc du Tigre ». La victime doit s’asseoir droite sur un long banc, les mains liées dans le dos, ses jambes attachées au banc et des briques placées sous ses pieds. Ceci exerce une pression extrême sur les genoux et cause une douleur intense. Liu Jie aurait été torturée de cette façon cinq jours consécutifs.
Liu Jie a été transférée au centre de désintoxication après avoir protesté contre les conditions dans lesquelles elle et d’autres détenus étaient gardés au camp de rééducation par le travail de Qiqihar. Il semble qu’ils aient été forcés à travailler 14 heures par jour en utilisant des teintures chimiques toxiques qui tachent leurs mains. Les actes de torture au centre de désintoxication auraient été pratiqués dans le but d’apprendre la discipline aux nouveaux détenus. Le 12 novembre 2007, Liu Jie aurait été envoyée au camp de rééducation par le travail pour avoir « instigué des troubles » et « perturber l’ordre social » après avoir lancé une pétition (qui a récolté 12 150 signatures) en faveur des réformes du système politique et légal en Chine.
Front Line pense que Liu Jie a été prise pour cible à cause de son action légitime en faveur des droits humains, et notamment pour avoir défendu les droits des communautés rurales en Chine. Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de Liu Jie.
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.