Philippines: meurtre du défenseur des droits humains Celso Pojas

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce du meurtre par balle de Celso Pojas, le 15 mai 2008, devant les bureaux de la 'Farmers Association in Davao City' (FADC), à Davao. Celso Pojas était secrétaire général de la FADC. Il s'était ouvertement exprimé contre la militarisation des communautés indigènes et oeuvrait pour la défense des terres des fermiers et des peuples indigènes aux Philippines.

Informations complémentaires

Publié le 19/05/2008. Le 15 mai 2008, aux environs de 5h45, Celso Pojas a été assassiné par quatre hommes qui n’ont pas encore été identifiés, devant les bureaux de la FADC à Davao, dans le sud de l’île de Mindanao. Il a été tué par un coup de feu qui provenait d’un pistolet calibre 45, reçu dans les côtes et dans le bras droit. Il venait de prendre un café avec ses collègues et venait de quitter son bureau pour aller acheter des cigarettes. Plus tard dans la journée, il devait se rendre avec d’autres membres de la FADC et du Kilusang Magbubukid ng Philipinas (Mouvement des Paysans des Philippines - KMP) dans la vallée de Compostela, afin de rencontrer une communauté indigène paysanne déplacée de force par les militaires.

En février et mars 2008, Celso Pojas avait fait campagne contre des opérations militaires qui auraient causé de nombreuses violations des droits humains contre les populations indigènes et les fermiers de la vallée de Compostela. Par la suite, il avait rencontré la famille d’un chef de tribu qui avait défendu les droits agraires des indigènes de Tugbok à Davao et qui a été assassiné le 30 avril 2008. Depuis décembre 2007, Celso Pojas était placé sous surveillance et il recevait des menaces de mort depuis mars 2008.

Front Line pense que l’assassinat de Celso Pojas est directement lié à son action légitime en faveur des droits humains, et particulièrement en faveur des droits des indigènes. Front Line craint que cette attaque ne fasse partie d’une campagne de persécution contre les défenseurs des droits humains aux Philippines.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.