Russie: accusations portées contre le directeur d’un musée qui défend la liberté d’expression

Front Line est préoccupée suite aux accusations d’extrêmisme portées à l'encontre de Yury Samodurov, directeur du Centre Sakharov à Moscou. Le Centre Sakharov est un musée d’art, aussi utilisé pour des événements en rapport avec les droits humains, tels que des conférences de presse et des séminaires. De plus, sa bibliothèque contient une large gamme de livres sur les droits humains.

Informations complémentaires

Publié le 14/05/2008. Le 13 mai 2008, Yury Samodurov a été accusé d’inciter à la haine religieuse après avoir organisé l’exposition « L'Art interdit - 2006 », en mars 2007 au Centre Sakharov. Il attend désormais le verdict, mais il encourt jusqu’à deux ans de prison. Selon Yury Samodurov, le but de l’exposition était de promouvoir la surveillance des droits humains et la discussion sur la censure de l’art visuel en Russie. Cependant, la Cour a déclaré que l’exposition contenait des œuvres considérées comme offensives envers l’Eglise orthodoxe russe. Les autorités n’ont pas commenté les accusations portées contre Yury Samodurov.

Dans le passé, Yury Samodurov a ouvertement parlé pour défendre la liberté d’expression. En janvier 2003, le centre Sakharov a été perquisitionné à cause de l’exposition « Attention, Religion! ». Des œuvres avaient été volontairement endommagées et Yury Samodurov avait été accusé d'inciter à la haine raciale. Yury Samodurov décrit le Centre Sakharov non seulement comme un musée, mais aussi comme un centre de recherche et une organisation pour les droits humains.

Front Line pense que Yury Samodurov a été pris pour cible à cause de son action en faveur des droits humains, et particulièrement son travail pour la défense de la liberté d’expression artistique.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.