Zimbabwe: saisie de documents appartenant au défenseur des droits humains Dzimbabwe Chimbga

Front Line est profondément préoccupée suite à la saisie, par des agents de sécurité, de documents appartenant à l’avocat des droits humains Dzimbabwe Chimbga, à l’aéroport international de Harare, le 2 mai 2008. Dzimbabwe Chimbga travaille pour Zimbabwe Lawyers for Human Rights (ZLHR), une organisation non gouvernementale qui vise à encourager le respect de l'état de droit, la gestion sans entrave de la justice, des élections libres et équitables, la libre circulation des informations, ainsi que la protection des libertés et des droits constitutionnels au Zimbabwe.

Informations complémentaires

Publié le 07/05/2008. Le 2 mai 2008, Dzimbabwe Chimbga venait de passer les contrôles de sécurité de l’aéroport de Harare et allait embarquer dans un vol pour le Swaziland pour se rendre à la 42ème Session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (ACHPR), lorsqu’il a été arrêté par des agents de sécurité au poste de contrôle des services d’immigration. Les agents ont saisi neuf séries de documents qui contenaient des informations sur les violations des droits humains et qui devaient être utilisées par le ZLHR dans des affaires contre le gouvernement du Zimbabwe. Actuellement, il se trouve toujours au Swaziland, à la Session de la Commission Africaine.

Front Line pense que Dzimbabwe Chimbga a été pris pour cible à cause de son travail légitime pour la défense des droits humains, en particulier son travail de défense des victimes dont les droits ont été violés au Zimbabwe. Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de Dzimbabwe Chimbga et de tous les membres de Zimbabwe Lawyers for Human Rights.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.