Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce du raid qui a eu lieu au siège du Zimbabwe Elections Support Network (ZESN)(Réseau de soutien aux élections au Zimbabwe), et au domicile de Rindai Chipfunde-Vava, le directeur de ZESN, le 25 avril 2008. Le ZESN est une coalition de 38 organisations non gouvernementales qui se sont rassemblées afin de promouvoir la démocratie au Zimbabwe.
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Publié le 30/04/2008. Le 25 avril 2008, aux environs de 11h00, cinq officiers de la police républicaine du Zimbabwe ont perquisitionné le siège du ZESN dans le quartier de Belgravia à Harare. Le même jour, des policiers ont aussi perquisitionné le domicile de Rindai Chipfunde-Vava. La police avait un mandat signé qui stipulait que la police cherchait des documents subversifs. De nombreux documents ont été saisis pendant le raid.
Tsungai Kokerai, le responsable des programmes du ZESN, aurait été emmené par la police afin d’être interrogé après le raid au siège du ZESN; il a été libéré le jour même. Le 28 avril, M. Noel Kututwa, président du ZESN, se serait rendu au poste central de la police de Harare accompagné d’un avocat. Il lui a été demandé de présenter le bilan financier de l’organisation ainsi qu’une description écrite des activités du ZESN, une explication sur son rôle lors des élections du 29 mars 2008, mais aussi les coordonnées des observateurs déployés par le ZESN. Le 29 avril, la police aurait à nouveau convoqué Noel Kututwa, mais aussi Rindai Chipfunde-Vava, le directeur du ZESN. Noel Kututwa et Rindai Chipfunde-Vava pourraient être arrêtés à cause de leurs actions en faveur des droits humains.
Front Line pense que le ZESN est pris pour cible à cause de ses actions légitimes pour la défense des droits humains, en particulier son travail afin de promouvoir la démocratie au Zimbabwe. Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de Rindai Chipfunde-Vava, Noel Kututwa, et de tous les membres du ZESN.