Zimbabwe: raid de la police au siège des observateurs des élections
Amnesty International a reçu des informations concernant un raid de la Division des enquêtes criminelles (CID) au siège du Zimbabwe Elections Support Network (ZESN) (Réseau de soutien aux élections au Zimbabwe), le 25 avril 2008, aux environs de 10h00 à Harare.
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Publié le 25/04/2008. « Les actions de la police sont inadmissibles », a déclaré Amnesty International. « La police zimbabwéenne doit mettre un terme à son harcèlement des militants politiques et des défenseurs des droits humains, et doit agir afin de protéger les victimes des violences post-électorales ».
La police avait un mandat signé par l’officier chargé des homicides à la CID. Ce mandat autorisait la police à fouiller les bureaux afin de trouver des « documents subversifs susceptibles d'être utilisés pour renverser un gouvernement légalement élu ».
Le processus de fouille des bureaux du ZESN est en cours.
La police recherche maintenant Mme Rindai Chipfunde-Vava, directrice nationale du ZESN, ainsi que M. Noel Kututwa, président de l’organisation.
Il semble que la police ait emmené Tsungai Kokerai, le responsable des programmes du ZESN afin qu’il « assiste à l’enquête ». Ils ont aussi saisi quelques documents.
Le vendredi 25 avril, la police a aussi fait une descente au siège du Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC), le principal parti d’opposition au Zimbabwe. Environ 375 personnes auraient été arrêtées. Parmi eux se trouvent des personnes qui se sont réfugiées dans les bureaux du MDC après avoir fui les violences perpétrées par les sympathisants du ZANU-PF et les soldats.
Le ZESN est une coalition de 38 organisations qui s’étaient engagées à observer les élections du 29 mars. Le ZESN avait déployé des observateurs locaux pendant les élections.
Source: Amnesty International