Front Line est profondément inquiète suite à l’annonce de l’attaque contre la défenseuse des droits humains Radhia Nasraoui par près de 30 policiers, le 18 avril 2008. Radhia Nasraoui est avocate pour les droits humains; elle défend les victimes dont les droits ont été violés. Elle est aussi présidente de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie.
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Publié le 25/04/2008. Le 18 avril 2008, aux environs de 10h00, Radhia Nasraoui s’est rendue dans les bureaux de l’Administration des Prisons à Tunis, pour soumettre une requête officielle afin d’être autorisée à rendre visite à deux de ses clients actuellement en prison. Un des ses clients est le journaliste Slim Boukhdhir, qui a été condamné à un an de prison à la suite d’un procès injuste. Il est actuellement détenu à la prison de Sfax. Radhia Nasraoui tentait d’entrer dans le bâtiment lorsqu’elle a été attaquée par près de 30 policiers. Elle a été victime de violence physique et verbale; les policiers l’ont encerclé et l’ont empêché d’entrer dans les bureaux. Elle a été contrainte de retourner à sa voiture et a été poursuivie par la police jusqu'à chez elle.
Cette dernière attaque contre Radhia Nasraoui fait partie d’une campagne de harcèlement, qui cherche à l’empêcher de pratiquer son métier d’avocate des droits humains. Au cours de sa carrière, Radhia Nasraoui a déjà été victime d’agression par la police d’attaques physiques brutales. De plus, son domicile est placé sous surveillance, son téléphone et ses courriels sont surveillés et régulièrement interceptés par les autorités. Les membres de sa famille sont aussi victimes de harcèlement et plusieurs de ses clients ont déclaré que des membres de la police leur ont conseillé de ne pas faire appel à ses services, et ils n’ont pu se rendre à l’étranger.