Front Line est profondément préoccupée suite à des informations qui font état des mauvais traitements et de la torture dont sont toujours victimes les défenseurs des droits humains Mohammed Abdullah Al Sengais, chef du Comité de lutte contre la cherté de la vie; Hassan Abdelnabi Hassan et Maytham Bader Jassim, membres du Unemployment Committee (Comité du chômage); et Naji Ali Fateel, membre de la Société pour la jeunesse bahreïnie des droits humains (BYSHR). Ils ont été arrêtés entre le 21 et le 28 décembre 2007, et sont détenus au Département des enquêtes criminelles (CID).
Informations complémentaires
Publié le 25/04/2008. Front Line avait déjà contacté les autorités du Bahreïn le 13 février 2008 au sujet de la détention et des mauvais traitements que subissent toujours ces défenseurs des droits humains, notamment des violences physiques et sexuelles extrêmement graves.
Le 16 avril 2008, un rapport médical a confirmé que les défenseurs des droits humains ont été victimes de torture. Ces actes auraient entrainé des lésions très douloureuses à la colonne vertébrale de Mohammed Abdullah Al Sengais, qui lui causent des insomnies, des nausées ainsi qu’un traumatisme psychologique. Il reçoit actuellement un traitement psychiatrique et affiche un bas taux d’hémoglobine, ce qui indique qu’il souffre de malnutrition. Le juge de la Haute Cour Criminelle, Shaikh Mohammed Al-Khalifa, a reporté le procès au 11 mai 2008.
Front Line pense que Mohammed Abdullah Al Sengais, Hassan Abdulnabi Hassan, Maytham Bader Jassim Al-Sheikh et Naji Ali Fateel sont détenus et sujets à des mauvais traitements cruels et inhumains, à cause de leurs actions légitimes et pacifiques en faveur des droits humains. Front Line est extrêmement inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de tous les défenseurs des droits humains détenus.