Russie: descente de police dans les bureaux de la Nizhny Novgorod Foundation to Support Tolerance

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce d’une descente de police dans les bureaux de la Nizhny Novgorod Foundation to Support Tolerance (Fondation de Nizhny Novgorod pour la tolérance) le 20 mars 2008. Les ordinateurs et les logiciels ont été saisis, ainsi que le téléphone portable de Stanislav Dmitrievsky, un consultant pour la Fondation. Stanislav Dmitrievsky était le président de la Russian-Chechen Friendship Society (Association pour l’amitié russo-tchétchène, RCFS), organisation créée avant la Fondation mais qui a été fermée par les autorités russes.
Informations complémentaires
Publié le 16/04/2008. Le 8 avril 2008, des fonctionnaires de la Cour se sont rendus au domicile de Stanislav Dmitrievsky et ont menacé de saisir tous ses biens, mais aussi ceux des familles des membres de la RCFS, afin de régler les impôts et les dettes financières supposées de la Fondation. Oksana Chelysheva, journaliste et directrice exécutive de la Nizhny Novgorod Foundation to Support Tolerance, a fait remarquer qu’en tant qu’organisation à but non lucratif, ils sont exemptés de payer des taxes sur les bénéfices à l’Etat. Les domiciles de Ilya Shamazov, Yelena Yevdokimova et Yury Staroverov, membres du personnel de la fondation, ont aussi été fouillés.
Les membres du RCFS ont souvent été menacés depuis 2005. Par le passé, Stanislav Dmitrievsky a été menacé d’être emprisonné et a été accusé d’extrémisme à cause d’articles parus dans le journal Pravo Zaschita (Défense des droits). Il a été accusé d’« incitation à la haine raciale », bien qu’il manifestait pacifiquement contre la politique de la Fédération de Russie par rapport à la Tchétchénie. Cette condamnation a été utilisée par les autorités comme prétexte pour fermer la RCFS en janvier 2007. Par ailleurs, Stanislav Dmitrievsky et Oksana Chelysheva ont déjà reçu des menaces anonymes et il a été interdit à la Fondation de tenir une conférence internationale en octobre 2007.
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.