Pakistan : attaque et menaces de mort contre le défenseur des droits humains Parvez Aslam Choudhry
Front Line est profondément inquiète suite à l’attaque et aux menaces de morts proférées contre le défenseur des droits humains Parvez Aslam Choudhry. Parvez Aslam Choudhry est le directeur de Legal Aid for the Destitute and Settlement (LADS) à Lahore. En 2003, il a reçu le Prix Bishop John Joseph de la part du Front des Minorités Pakistanaises, pour son travail remarquable en faveur des droits des minorités; travail qui le place dans une situation de risque personnel considérable.
Informations complémentaires
Publié le 16/04/2008. Le 8 avril 2008, aux environs de minuit, Parvez Aslam Choudhry a reçu un appel téléphonique anonyme le menaçant lui et sa famille. La personne au téléphone aurait dit à Parvez Aslam Choudhry qu’il serait tué car il est un avocat chrétien qui défend un autre chrétien accusé de blasphème. Des menaces similaires avaient déjà été proférées contre lui par des témoins au sein du tribunal. L’affaire en question concerne un ancien chrétien qui s’est converti à l’Islam avant d’épouser une musulmane.
Le 6 avril 2008, Parvez Aslam Choudhry a été attaqué par la foule alors qu’il se rendait au tribunal pour le jugement. Sa voiture a été endommagée et la foule a menacé de le tuer. La demande de Parvez Aslam Choudhry pour que la Cour intente une action en justice a été acceptée; cependant, aucune action n’aurait encore était engagée.
Parvez Aslam Choudhry a déjà été victime de menaces de mort. Front Line pense que l’attaque et les menaces de mort proférées contre Parvez Aslam Choudhry sont une tentative afin de le dissuader de poursuivre ses actions légitimes et pacifiques pour la défense des droits humains. Front Line est inquiète pour sa sécurité et l’intégrité physique et psychologique, ainsi que pour celle des membres de sa famille.
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.