Front Line est profondément inquiète suite à l’annonce de l’attaque contre le défenseur des droits humains U Myint Aye, directeur de l’organisation Human Rights Defenders and Promoters (HRDP), ancien président de la branche de Kyimindine de la Ligue Nationale pour la Démocratie, et militant pour la démocratie et l'état de droit en Birmanie. Cette attaque a eu lieu à Rangoon le 27 mars 2008. U Myint Aye a été détenu plusieurs fois par les autorités, plus récemment le 24 août 2007, pour avoir participé à une manifestation pacifique.
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Publié le 02/04/2008. Le 27 mars 2008, à 21h00, U Myint Aye rentrait chez lui à pied lorsqu’il a été attaqué et battu par deux personnes non identifiées armées de bâtons, à Myaynigone dans le quartier de Sanchaung de Rangoon. Il a été admis à l’hôpital général de Rangoon, où il est resté deux jours à cause d’importantes blessures à la tête. U Myint Aye a dénoncé l’agression au tribunal du quartier de Sanchaung.
Front Line pense que U Myint Aye a été pris pour cible à cause de son action en faveur des droits humains, notamment son action pour promouvoir la démocratie et l’état de droit en Birmanie. Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique de U Myint Aye, mais aussi pour celle des membres du HRDP. Le 17 avril 2007, deux autres membres de l’HRDP, Myint Naing et Maung Maung Lay, avaient été attaqués par des membres de Union Solidarity and Development Association (USDA), organisation rattachée à la junte, alors qu’ils se déplaçaient avec sept autres défenseurs des droits humains après avoir participé à une formation pacifique sur l’éducation et les droits humains. Les deux hommes ont été gravement blessés et ont dû être hospitalisés après l’attaque. Par la suite, Myint Naing a été condamné à huit ans de prison au nom de la loi sur l’état d’urgence, pour avoir dénoncé l’attaque. En mars 2007, des membres du HRDP avaient été détenus pour avoir distribuer le texte de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et ont été avertis qu’ils subiraient des représailles s’ils poursuivaient leurs activités.