Tunisie: détention arbitraire et agression des défenseurs des droits humains Omar Mestiri et Sihem Bensedrine

Le 3 mars 2008 à 8h15, Omar Mestiri et Sihem Bensedrine rentraient à Tunis après un voyage en Europe lorsqu’ils ont été sujet à une fouille au corps complète à leur arrivée au port de La Goulette. Des membres de la police politique tunisienne leur ont demandé de les suivre au poste de douane, sous prétexte de remplir une formalité administrative. Une fois à l’intérieur, l’officier aurait fermé la porte à clé et Omar Mestiri et Sihem Bensedrine ont été détenus pendant six heures. Pendant ce temps-là, ils ont été battus, leurs vêtements déchirés et leurs sacs ouverts et arrachés. Le policier aurait confisqué leurs téléphones et leurs cartes bancaires. Ils ont confisqué d’autres documents et ont aussi fait des copies des disques durs de leurs ordinateurs portables. Sihem Bensedrine souffre actuellement d’une entorse au poignet et d’une blessure au coude à cause de l’agression.

Informations complémentaires

Publié le 07/03/2008. Omar Mestiri et Sihem Bensedrine, tout comme d’autres membres du CNLT, ont été victimes d’agressions de la part des autorités tunisiennes depuis 1999, à cause de leurs actions pour la défense des droits humains.

Le 7 février 2008, Sihem Bensedrine a remporté le Prix de la Paix 2008 de la Fondation Danoise pour la Paix.

Front Line pense qu'Omar Mestiri et Sihem Bensedrine ont été pris pour cible dans le cadre d’une campagne d’intimidation des autorités tunisiennes contre les défenseurs des droits humains, afin de les dissuader de poursuivre leur travail légitime en faveur des droits humains. Front Line est inquiète pour l’intégrité physique et psychologique d'Omar Mestiri et Sihem Bensedrine.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.