Irak: décès du journaliste et défenseur des droits humains Shihab Al-Timimi, à la suite d’une attaque armée.

Front Line est profondément préoccupée suite à l’attaque qui a entraîné la mort du journaliste et défenseur des droits humains Shihab Al-Timimi. Shihab Al-Timimi avait 75 ans et était le responsable du syndicat des journalistes irakiens, mais aussi un militant renommé en faveur du droit à la liberté d’expression en Irak.

Informations complémentaires

Publié le 29/02/2008. Le 24 février 2008, Shihab Al-Timimi venait juste de quitter le siège du syndicat des journalistes irakiens et se rendait avec son fils dans une galerie d’art du quartier de Waziriya, dans le nord est de Bagdad, lorsque sa voiture a été prise dans une embuscade par des inconnus armés qui ont ouvert le feu. Shihab Al-Timimi a été conduit à l’hôpital, où il a eu une attaque à cause de ses blessures. Il est décédé le 27 février 2008. Son fils a lui aussi été blessé dans l’attaque, mais il se trouve dans un état stable à l’hôpital.

Shihab Al-Timimi aurait reçu des menaces de mort avant cette embuscade, qui le prévenaient qu’il serait tué s’il ne démissionnait pas de son poste au syndicat des journalistes irakiens.

Front Line pense que Shihab Al-Timimi a été pris pour cible à cause des son action en faveur des droits humains, particulièrement à cause de son travail pour défendre le droit à la liberté d’expression en Irak. Front Line craint que cette attaque fasse partie de la vague de violence permanente à l'encontre les journalistes en Irak. En 2007, 47 journalistes ont été tués en Irak, et 209 ont été tués depuis 2003.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.