Bahreïn: le procès de sept défenseurs des droits humains est reporté

Front Line est préoccupée suite à l’annonce de report du procès de sept défenseurs des droits humains: Maytham Badar Jassim Am-Sheikh, Hassan Abdelnabi Hassan, Abdullah Mohsen Abdulah Saleh, Ahmad Jaffar Mohammed Ali, membres du Unemployment Committee (Comité du chômage); Naji Ali Fateel, membre de la Société pour la jeunesse bahreïnie des droits humains (BYSHR); Mohammed Abdullah Al Sengais, chef du Comité de lutte contre la cherté de la vie; et Ebrahim Mohamed Amin-Al-Arab, membre fondateur du Comité national des martyrs et des victimes de la torture.

Informations complémentaires

Publié le 05/02/2008. L’audience devait avoir lieu le 4 février 2008 à la Haute Cour Criminelle. Le 4 février, aux environs de 10h00, alors que les défenseurs n’étaient pas présents, le juge qui présidait l’audience a informé les avocats des défenseurs que l’audience serait reportée à 15h00. A 15h00, l’audience a eu lieu sans la présence des avocats. Le procès a été reporté au 24 février 2008.

Les défenseurs nommés ci-dessus faisaient partie d’un groupe de défenseurs arrêtés entre le 21 et le 28 décembre 2007 par les Forces spéciales de sécurité (SFF), suite aux manifestations du 17 décembre à Manama. Ils sont actuellement détenus au Département des enquêtes criminelles (CID). Trois des défenseurs ont été libérés sans charge le 10 janvier 2008. Les sept défenseurs encore détenus sont accusés d'avoir pris part à un «rassemblement illégal et à une émeute», de «vol d'armes et de munitions», et de «possession d'armes et de munitions sans autorisation». Ebrahim Mohamed Amin-Al-Arab est accusé de «possession d'armes et de munitions sans autorisation».

Front Line pense que Abdullah Mohsen Abdulah Saleh, Naji Ali Fateel, Mohammed Abdullah Al Sengais, Maytham Bader Jassim Al-Sheikh, Ahmad Jaffar Mohammed Ali, Hassan Abdelnabi Hassan et Ebrahim Mohamed Amin-Al-Arab ont été victimes de traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que de torture, à cause de leurs actions légitimes et pacifiques pour la défense des droits humains.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.