Front Line est profondément inquiète suite à l’ordre de fermeture de la revue sur les droits des femmes, Zanan. Zanan a été créée en 1992, et se consacre à la protection des droits des femmes en Iran. Le 29 janvier 2008, la direction de Zanan a été informée par le Conseil de Surveillance de la Presse et par le Ministère de la Culture et de l’Orientation Islamique que la licence de la revue devait être annulée à cause de la publication d’informations menaçant «la sécurité psychologique de la société».
Informations complémentaires
Publié le 05/02/2008. Selon certaines sources, les mesures prises contre Zanan sont dues à un article, publié par la revue, consacré au viol d’une femme qui aurait été commis par deux membres des Forces de Résistance Basij, une force paramilitaire sous l’autorité des Gardiens de la Révolution Iranienne.
Par le passé, les membres de Zanan ont déjà été pris pour cible; Shahla Sherkat, fondatrice et éditrice de Zanan, a récemment été arrêtée après avoir assisté à une conférence à Berlin. Zanan a publié 153 numéros avant d’être suspendue.
Front Line pense que l’annulation de la licence de Zanan est directement liée à l’action de la revue en faveur des droits humains, et particulièrement son travail de protection des droits des femmes en Iran. Depuis ces deux dernières années, 40 journaux ont été interdits par le Conseil de Surveillance de la Presse, et la récente fermeture de Zanan fait partie d’une campagne de censure des défenseurs des droits humains et des publications qui traitent des droits humains. Nous sommes soucieux pour l’intégrité physique et psychologique des membres du personnel de Zanan.
Action Finished:
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.